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<title><![CDATA[Florian Lapôtre alias Zeitgeist LiFEstream]]></title>
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<title>Florian Lapôtre alias Zeitgeist LiFEstream</title>
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<title>[Post] Affiches Espagnoles</title>
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<link><![CDATA[http://filmgeek.fr/2010/03/10/affiches-espagnoles/]]></link>
<description><![CDATA[Je suis off à Madrid pour quelques jours, ce qui me donne l'occasion de chopper quelques clichés d'affiches à la sauce hispanique. Je ne dirai pas que j'ai raté la rencontre avec un producteur (enfin un mec du bizz) qui disait à deux demoiselles qu'il avait fait venir Woody Allen 2 fois pour je-ne-sais-quoi... C'était dans un bar, et j'ai pas osé m'incruster avec mes deux mojitos... Lose j'vous dit.
Bref, voilà les affiches
Daybreakers, le film de vampires banacal des frères Speirig, avec une affiche plus sympa que celle qu'on trouve en France (enfin d'après ce que j'en ai vu sur Allociné). Il y en a une série comme ça un peu modifiée, c'est cool. Dommage que le film n'ait pas exploité ses bonnes idées et qu'il se termine avec une direction d'acteur lamentable et un scénar qui prends l'eau.
Rien de spécial sur cette affiche du troisième volet Scandinave de Millenium.
L'affiche du film Les Chèvres du Pentagone, qui sort aujourd'hui en France et mais qui a déjà fini sa carrière Outre-Atlantique après avoir tourné dans quelques festivals.
On termine avec Green Zone dont nous avions été les premiers (bloggers) à vous balancer la bande annonce. Le nouveau film de Greengrass s'annonce excellent même si Universal use de la Bourne mania pour vendre son film bien qu'il ne s'agisse pas du film de la série "XXX dans la Peau". Les deux compères se retrouvent pour un thriller d'action politique qui est décidément à la mode ces derniers temps.
Armand
PS: Ah oui, pas une ligne sur les Oscars ? Ben les favoris ont eu leur statuette, vous avez déjà tout lu... Je suis perso très content que Démineurs ait tout rafflé, c'était mon favori de 2009. Content que Waltz ait eu sa cale d'armoire car sa prestation est mémorable, content qu'Up ait ramassé un joli paquet de prix. Des films d'animation de 2009, c'est Mary et Max qui m'a le plus séduit mais il n'a pas été nominé. Content enfin que les Frenchies aient eu le prix pour le court métrage d'animation pour Logorama.
a
A Lire également sur Filmgeek :
Green Zone (Damon-Greengrass) (2)
Tuesday's US box office report S01E02 (0)
Gamer et Daybreaker (3)
Affiches russes de The Surrogates, l´Abominable Vérité et B13 Ultimatum (0) 
(Source: FilmGeek) ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[ <p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="Espana" src="http://www.mediterraneeonline.com/photos/drapeaux/Espagne-drapeau-espagnol.png" alt="" width="328" height="190" /></p>
<p>Je suis off à Madrid pour quelques jours, ce qui me donne l'occasion de chopper quelques clichés d'<a href="http://filmgeek.fr/tag/affiches/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with Affiches">affiches</a> à la sauce hispanique. Je ne dirai pas que j'ai raté la rencontre avec un producteur (enfin un mec du bizz) qui disait à deux demoiselles qu'il avait fait venir Woody Allen 2 fois pour je-ne-sais-quoi... C'était dans un bar,  et j'ai pas osé m'incruster avec mes deux mojitos... Lose j'vous dit.</p>
<p>Bref, voilà les <a href="http://filmgeek.fr/tag/affiches/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with Affiches">affiches</a></p>
<p><span id="more-3583"></span><br />
<a href="http://www.flickr.com/photos/57193085@N00/4421707671/" title="Daybreakers by vanwelden.photo, on Flickr"><img src="http://farm5.static.flickr.com/4064/4421707671_caf0c8635b.jpg" width="333" height="500" alt="Daybreakers" /></a></p>
<p>Daybreakers, le film de vampires banacal des frères Speirig, avec une affiche plus sympa que celle qu'on trouve en France (enfin d'après ce que j'en ai vu sur Allociné). Il y en a une série comme ça un peu modifiée, c'est cool. Dommage que le film n'ait pas exploité ses bonnes idées et qu'il se termine avec une direction d'acteur lamentable et un scénar qui prends l'eau.</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/57193085@N00/4422465120/" title="Millenium 3 by vanwelden.photo, on Flickr"><img src="http://farm3.static.flickr.com/2712/4422465120_362c8970a5.jpg" width="333" height="500" alt="Millenium 3" /></a></p>
<p>Rien de spécial sur cette affiche du troisième volet Scandinave de <a href="http://filmgeek.fr/tag/millenium/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with Millenium">Millenium</a>.</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/57193085@N00/4421691465/" title="The Man who stare at goats by vanwelden.photo, on Flickr"><img src="http://farm5.static.flickr.com/4033/4421691465_c6cee482f0.jpg" width="333" height="500" alt="The Man who stare at goats" /></a></p>
<p>L'affiche du film Les Chèvres du Pentagone, qui sort aujourd'hui en France et mais qui a déjà fini sa carrière Outre-Atlantique après avoir tourné dans quelques festivals.</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/57193085@N00/4422448086/" title="Green Zone by vanwelden.photo, on Flickr"><img src="http://farm5.static.flickr.com/4068/4422448086_e05d7b6486.jpg" width="333" height="500" alt="Green Zone" /></a></p>
<p>On termine avec <a href="http://filmgeek.fr/tag/green-zone/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with Green Zone">Green Zone</a> dont nous avions été les premiers (bloggers) à vous balancer la bande annonce. Le nouveau film de Greengrass s'annonce excellent même si Universal use de la Bourne mania pour vendre son film bien qu'il ne s'agisse pas du film de la série "XXX dans la Peau". Les deux compères se retrouvent pour un thriller d'action politique qui est décidément à la mode ces derniers temps.</p>
<p style="text-align: right;">Armand</p>
<p style="text-align: right;">
<p style="text-align: left;">PS: Ah oui, pas une ligne sur les Oscars ? Ben les favoris ont eu leur statuette, vous avez déjà tout lu... Je suis perso très content que Démineurs ait tout rafflé, c'était mon favori de 2009. Content que Waltz ait eu sa cale d'armoire car sa prestation est mémorable, content qu'Up ait ramassé un joli paquet de prix. Des films d'animation de 2009, c'est Mary et Max qui m'a le plus séduit mais il n'a pas été nominé. Content enfin que les Frenchies aient eu le prix pour le court métrage d'animation pour Logorama.</p>
<p>a</p>

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<br />(Source: <a href="http://filmgeek.fr">FilmGeek</a>) ]]></content:encoded>
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<pubDate>Wed, 10 Mar 2010 13:28:40 GMT</pubDate>
<dc:creator>Florian Lapôtre alias Zeitgeist</dc:creator>
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<title>[Post] Entretien avec Grégoire Vigneron, réalisateur de Sans laisser de traces</title>
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<link><![CDATA[http://filmgeek.fr/2010/03/10/entretien-avec-gregoire-vigneron-realisateur-de-sans-laisser-de-traces/]]></link>
<description><![CDATA[Lundi après-midi, Grégoire Vigneron est allé à la rencontre de blogueurs ciné pour parler de son premier film Sans laisser de traces qui sort aujourd'hui en salle avec Benoît Magimel, François-Xavier Demaison, Julie Gayet et Léa Seydoux, dont voici la bande-annonce :
Voici le compte-rendu écrit complet de cette interview :
Q Laterna Magica : Vous avez toujours écrit des comédies avec Laurent Tirard et c'est lui qui réalisait et pour le premier thriller que vous écrivez ensemble, c'est vous qui réalisez : vous partagez-vous les genres ?
R : Le genre est venu après, c'est le sujet qui a induit le genre. Au départ c'est Laurent qui a fait de moi un scénariste, il avait vu un court-métrage que j'avais réalisé, je n'avais jamais écrit de long-métrage, il m'a téléphoné en me disant qu'il faut que l'on travaille ensemble. A cette époque je réalisais quelques pubs et je n'ai tellement pas compris ce que voulait ce garçon que je ne l'ai pas rappelé. Il a insisté --tant mieux- et on a écrit Mensonges et Trahisons, et on s'est dit on va écrire un film pour toi un film pour moi, et en fait on en a écrit trois : Molière, Le Petit Nicolas, Prète-moi ta main. De mon côté j'avais fait l'adaptation de De l'autre côté du lit, et en fait on avait écrit il y a quelques années un projet pour moi et je n'étais pas trop sûr, au moment de le réaliser j'allais du coup planter tout le monde pour écrire Le Petit Nicolas, je n'étais pas bien sûr du sujet, bon bref, je l'ai vendu puis je suis arrivé à ce sujet là. Si je suis arrivé à un thriller c'est plus par le sujet, par mon envie propre. On l'a écrit ensemble comme on écrit d'habitude, mais c'est parce que je suis préposé au thriller et Laurent aux comédies, mais parce que j'en suis arrivé à quelque chose d'un peu plus sombre.
Là on écrivait un film pour moi, c'est donc pour ça que ça a été long, parce que je me tatais. Je peux même vous dire qu'on avait vendu un autre sujet à nos producteurs, on a même été jusqu'au séquencier, une étape très avancée et là je me suis dit « Mais non, je ne peux pas réaliser ça comme premier film ». Quand j'écris pour les autres c'est plus simple, surtout quand on écrit avec Laurent mais là pour moi j'étais assailli par le doute, plus on avançait plus j'étais malheureux et je me suis dit non je ne peux pas faire ce film. Donc ça a été un moment assez pénible, c'était une comédie et je me rendais que je le tirais vers quelque chose de plus sombre malgré alors que c'était un sujet qui devait être traité en comédie. Donc il y avait un truc qui ne marchait plus. On a réajusté, on l'a pas dit tout de suite aux producteurs, on a laissé passer l'été parce qu'on s'est dit on va leur dire qu'on ne le fait plus et leur apporter en même temps la solution de rechange. Et là ils ont dit "ok on vous suit, on change de sujet, mais celui-ci a plus de problèmes que le précèdent" donc il a fallu encore une troisième étape de travail et on est arrivé à ce sujet, ensuite tout a été plus vite.
Mais j'ai fait le film que j'ai voulu faire, ça m'a coûté, j'ai eu peur, parce que les comédies se vendent mieux, marchent mieux. Ce film n'a pas eu de chaînes hertziennes au départ, ce n'était pas un montage financier évident mais j'ai été assez protégé, on m'a un peu épargné les choses mais c'était pas évident. Donc ça vient de mon propre désir.
Q Melty : Justement, d'où vient ce désir de vouloir faire quelque chose de plus sombre, de quoi vous êtes vous inspiré ?
R : Mes inspirations sont diverses et variées. Y a quelque chose d'Hitchcockien dans le film finalement, peut-être plus que ce que je pensais au départ. J'aime aussi beaucoup Woody Allen, avec Match Point effectivement, un film comme un travail de moraliste, qui travaille sur le Bien et le Mal avec des contre-pieds, ce que fait très bien Woody Allen, l'idée c'est de ne pas faire des surprises systématiques mais de travailler sur cette contradiction qu'il y a en nous. Le Bien et le Mal ce n'est pas un truc figé, clair, c'est plus relatif qu'on ne croit, c'est plutôt une dynamique qui se déplace dans le temps ET dans l'espace, et ça Woody Allen le fait très bien dans le mode humoristique.
Ce qui m'intéressait aussi c'était de prendre un bonhomme et de pas le lâcher. Benoit est dans tous les plans, tout le film est de son point de vue, y a pas une seule scène en dehors de lui, où des gens se parlerait en dehors. Ensuite, et c'est là que j'ai senti mon sujet qui arrivait, après les atermoiements dont je vous ai parlé, quand j'ai découvert que ce qui m'intéressait était le sentiment d'imposture et de culpabilité : « Est-ce que je mérite ce que j'ai ? » Et après j'ai cherché à mettre un dispositif, à raconter une histoire qui traite de ses sujets, avec des choses qui me plaisent : y a une certaine violence, y a l'argent, la réussite, le couple. C'est des choses qui me parlent dans la vie : « qu'est ce que c'est qu'un couple de 8-10 ans d'âge ? », les jeunes femmes qui sont une problématique masculine quand on rentre dans la maturité ...
Q Melty : Y a justement Léa Seydoux, la « cerise sur le gâteau » !
R : Je pense que Léa est plus qu'une cerise, c'est le gâteau. J'ai été supercontent de caster Léa, elle a dit oui tout de suite. Elle est jeune, faisant le contre-point de Clémence, le personnage de Julie Gayet. Elle est charismatique, elle a quelque chose de très innocent, de très mystérieux, elle a vraiment cette dimension glaçante et super hot en même temps, le feu sous la glace.
Ce qui m'intéressait c'était les contradictions de ce personnage et c'est ce que j'ai voulu mettre en scène tout le temps à ce niveau là aussi. Elle est très importante et il y a un trajet pour son personnage, ce qu'il lui a fait accepter le rôle tout de suite.
Elle est éminemment désirable, je voulais qu'elle soit une sorte de torture et que l'on ressente ce que lui ressent en se posant la question de ce qu'on ferait à sa place, qu'on tremble pour lui alors qu'au fond il est « mauvais ».
Q Cinefeed : D'ailleurs le personnage fait toujours les mauvais choix pour lui , pourquoi lui avoir fait prendre toujours les mauvaises décisions ?
R : C'est-à-dire que soit j'ai raté mon film et quand il prend les mauvaises décisions on se dit à chaque fois « ce n'est pas possible », soit on fait « Oh non ! NON ! » mais au fond on comprend ce qu'il fait viscéralement, ce par quoi il est attiré, ce qui le motive, cette volonté de se racheter sans arrêt et c'est ce qui l'entraîne dans une spirale,  parce qu'au fond c'est un mec qui veut être un mec bien. A ce moment là c'est une sorte de "leçon de morale de l'intérieur", ça me fait prendre conscience, moi, de comment je pourrais enchaîner si tout cela m'arrivait.
Je voulais avoir un spectateur actif sans arrêt et j'ai dirigé Benoît Magimel dans ce sens là. Et il a eu la grâce de me suivre sur ce terrain là, de façon très sobre, très neutre, parce que l'histoire était suffisamment forte et que s'il avait eu un jeu trop orienté ou qui fait des commentaires sur ce qui se passait, ça aurait donné des clés aux spectateurs et c'est dans ce sens qu'il est hitchcockien : c'est très neutre et c'est inéluctable, ça avance inexorablement et lui est une surface sensible sur laquelle vient s'imprimer nos propres émotions et réactions.
Mais rien n'est évident, il veut réparer mais il est attiré sensuellement par Léa et il lutte. J'aurais pu la filmer autrement, mais je suis du point de vue de Benoît et on n'est jamais sûr.
Si j'étais dans un pur film de genre traditionnel les personnages de François-Xavier et de Benoît seraient différents. Le personnage de François-Xavier, une fois que Michelet est mort, il ferait chanter Benoît il serait calculateur, s'installerait chez lui, draguerait sa femme, lui prendrait son fric comme dans un film de genre basique. Benoît, c'est pareil, il se barrerait en courant dès qu'il le pourrait... Mais ce que j'ai voulu faire c'est traiter finalement de notre matière humaine, de notre âme humaine, de façon plus précise. Ce qu'il fait alors qu'on lui dit "éloigne toi", il est motivé par des considérations morales, parce que c'est un homme sincère et pas un personnage dans un film de genre et le trouble vient de là. Je pense que ça nous rend dynamique à la vision.
Le problème c'est la référence, on est des spectateurs qui avons tout vu et donc tout ce qu'on a fait à l'écriture avec Laurent c'est de regarder le cliché bien en face et de l'éviter, non pas pour prendre le contre-pied systématique mais pour avoir des surprises liées au caractère humain. Je pense que ça nous force à réfléchir en nous divertissant.
Q Laterna Magica : Ce qui m'a étonné dans le personnage de Benoît est censé être un capitaine d'entreprise, un homme de caractère et finalement il subit pas mal les événements, dans une position de victime, ses choix sont imposés sans alternatives réelles.
R : Mais ça fait partie de ses contradictions, on m'a reproché exactement l'inverse, de lui faire dégainer son chéquier, d'essayer d'acheter les gens. Il est beaucoup plus actif qu'on ne le croit, mais il n'est pas actif dans l'agitation, il veut éloigner le problème et préserver ce qu'il a. François-Xavier, lui est une sorte de double pulsionnel, de retour du refoulé et l'idée est d'incarner les contradictions.
Q LM : Ce sentiment est renforcé par le maquillage livide de Benoît, son teint très pale, est-ce volontaire ?
R : Le sentiment d'imposture et de culpabilité, ce n'est pas un sentiment de bien-être et d'épanouissement. Donc oui c'est volontaire, à travers tout son univers, toutes les lignes, la construction, toute la composition du film, c'est extrêmement graphique, la façon de filmer Bruxelles sans que cela soit dit, composée de ligne, toute la froideur, c'est une esthétique du luxe assez impersonnelle : c'est ce que je voulais.
C'est un personnage qui ne s'appartient pas et à la fin du film, il aura fait un trajet, mais il faut mettre la pression, qu'il résiste, qu'il essaie sans arrêt et à la fin les choses ont évolué et bougé.
Q Cinefeed : Puisque vous abordez l'esthétisme,  ce qui m'a marqué c'est que c'est très beau, qu'il vit dans des appartements somptueux mais très loin des drames qu'il est en train de vivre, même l'affiche qui est différente participe de cet univers graphique, pouvez-vous nous en parler ?
R : C'était mon idée, j'ai pris un grand soin dans les repérages, le choix de mes décors, je me suis battu pour avoir tout ça. Je voulais une grande ville et tourner de façon graphique, de lignes très composées car c'est l'esthétique que j'imaginais pour ce film. J'ai réfléchi assez longuement avec le chef op, on a regardé des films, il a eu la bonne idée de me dire « montre moi aussi des films que tu n'aimes pas » et puis on a établi une charte de l'image dont il était garant.
Puis j'ai pris un grand soin dans le découpage, le repérage, le stylisme, tout devait converger dans une direction artistique très précise de l'idée que je me faisais de ce monde-là.
Et à l'intérieur de cette chose extrêmement maitrisée : la passion humaine.
Q Cloneweb : J'ai une question vis-à-vis de Bruxelles : comme tout se passe en Belgique, pourquoi n'avez-vous pas fait le choix de prendre des acteurs belges ? Pourquoi Benoît Magimel et pas un acteur principal belge par exemple ?
R : Parce que je pensais à Benoît Magimel et que je voulais travailler avec lui et que je pensais que ça marcherait bien avec lui. J'ai construit tout mon casting autour de lui, c'était mon premier choix mais je n'ai pas pensé à Benoît pendant l'écriture. Avec Laurent, on n'écrit pas en pensant à des acteurs car sinon on s'enferme et imaginez qu'il dise non ? On est déstabilisé. Mais parfois ce que l'on fait, c'est que l'on pense à un acteur pour une scène précise, ça donne de l'angle à la scène et ça nous aide à l'écrire.
Une fois que c'était écrit j'ai réfléchi à quels sont les acteurs sur lesquels on peut monter un film déjà, quel type de film, de budget, en concertation avec la production et j'ai pensé à Benoît. Comme n'importe quel cast, indépendamment de sa qualité à lui, il y a des avantages et des inconvénients : son âge, son image et des choses comme ça. Par exemple, dans le scénario, on pouvait concevoir qu'il y ait plus de dérision et d'autodérision du personnage et en pensant à Benoît je n'ai pas cherché l'autodérision et je vais chercher quelque chose de plus solide. Il est charismatique, on va assumer ça et du coup ça induit certaines choses : j'ouvre le film sur lui qui marche avec sa voix-off, j'assume le genre dans lequel je rentre, c'est mon héros, il a les épaules et il transporte en lui cette contradiction que je cherchais à exprimer dans le film avec à la fois cette tête d'ange et ce côté voyou. Il peut être le mec droit chez les gangsters et le mec tordu chez les cleans, y a cette frontière poreuse entre le Bien et le Mal chez lui qu'il véhicule et ça m'intéressait.
A partir de ça, il fallait que son ami d'enfance ait le même âge, je connaissais François-Wavier depuis Le Petit Nicolas et je trouvais que c'était un casting audacieux, de le sortir de la comédie. Il a un côté sympathique et diabolique finalement, je ne voulais un personnage froid calculateur, mais plus viscéral et dangereux, un peu comme le barman de Shining et je trouve que François-Xavier l'a remarquablement incarné et que le tandem marche.
De même qu'entre les deux femmes il fallait que ça marche. Sur le papier on pouvait se demander si à l'arrivé, il ne regrettait de ne pas partir avec la jeune fille, ça ne marchait pas mais il fallait qu'il soit quand même très attiré donc je joue sans arrêt sur le déséquilibre, c'est une dynamique, c'est en mouvement que cela se fait.
Et les acteurs belges que j'ai croisé pour le film, j'en suis supercontent : tous mes seconds rôles sont supers, Stéphane De Groodt, son personnage est caractériel, je voulais qu'en sous-texte on perçoive cette espèce de rivalité sociale autour de la fille, que Benoît lui file entre les mains, qu'on le sente. Les scènes de confrontation marchent je trouve. On sait que Benoît est coupable, on est à sa place, on brûle de l'intérieur, on est dans une position très inconfortable, il y a une grande tension.
D'ailleurs, c'est injuste : la seule chose dont Benoît n'est pas coupable, c'est de consommer sa relation avec la jeune fille et c'est justement là qu'il se fait épingler par sa femme. Car quand on rentre dans le mensonge, et c'est comme ça que je l'ai dirigé, on ne sait plus jusqu'où on a le droit de parler, ce que l'on a droit de dire ou pas et c'est ce qui créer de la tension et ce qui fait le thriller.
C'est pour cela que je préfère l'appellation thriller à polar, ce n'est pas une enquête de police, on flippe, on tremble pour lui.
Q : Quelles sont vos relations avec Laurent Tirard pour l'écriture ?
R : Ça évolue, Laurent est plus synthétique et moi plus analytique, il donne du cadre à tout ça, mais comme c'est mon film, je donne les limites, les bords, ce qu'il fait dans un film pour lui. Mais on est en dialogue permanent, on interroge ce que l'on fait et d'un commun accord on arrive à un résultat. Et même s'il faut trancher, je n'ai pas le sentiment qu'on arrive à des trucs frontaux et s'il y a des choix, forcément il y a un lead, si c'est son film ou le mien. Après c'est plus le choix du sujet, de la forme et une fois qu'on est à l'intérieur de ça, notre façon de travailler reste toujours la même.
Q Laterna Magica : J'ai le sentiment que le film est très très écrit et que vous avez obtenu le film que vous vouliez faire, est-ce le cas ?
R : Ma hantise était la perte de maîtrise et de ce point de vue là c'est un premier film. Je ne voulais pas que cela ai les défauts de mon premier film. Je suis très complexé en terme de réalisation, mise en scène, découpage, j'avais envie d'un cinéma esthétique, d'image, je n'avais pas envie d'une image moche, j'ai été très exigeant sur ce point. Je voulais une direction artistique tout à fait cohérente et concertée.
[L'alarme de l'hôtel se déclenche, le sujet change]
Et maintenant, c'est l'avant-première ce soir, vous n'êtes pas trop stressé ?
Non je suis parti au ski la semaine dernière, ça m'a permis de décontracté car je suis un peu flippex. Je ne sais jamais quand je peux partir en vacances donc c'est un peu mal tombé mais je n'ai rien raté, on a fait la tournée province avant, tout c'est bien passé.
Et sinon, à part Astérix, vous avez déjà écrit votre prochain film en tant que réalisateur ?
Non, je réfléchis, j'ai des envies. Ça m'a plu d'être derrière la caméra car au départ je ne pensais pas être scénariste donc je savais déjà que c'était ce que je voulais faire. Donc de ce point de vue là, entre moi et moi, j'ai réussi mon exercice, j'ai mené le film à son terme, il se tient, il a une bonne facture. Après au contraire, je souhaiterai ardemment en faire un autre pour explorer, approfondir ou pour corriger. Mais c'est une grosse mise en oeuvre, c'est un outil complexe le cinéma.
[Retour à la normale]
Q Cloneweb : Pourquoi avez-vous choisi de ne pas révéler le passé des personnages principaux ?
R : Parce que je pensais qu'on n'avait pas besoin d'en savoir plus ! Ce qui m'intéressait était de comprendre le lien entre eux, sans tout savoir exactement. Ce qu'on perçoit c'est que François-Xavier était leader, le fascinait mais que 20 ans plus tard, ce n'est pas celui qui était le plus extravagant qui a le mieux réussi dans la vie. C'est sans arrêt, la différence entre l'idéalisation et la réalité. Aujourd'hui : j'ai 45 ans et je suis le petit frère de mon grand frère pour toute la vie et c'est ce que je voulais qu'on perçoive aussi pour Magimel. Il se met un peu en dessous de Demaison et redevient comme quand ils avaient 15 ans. J'avais bien aimé le rapport entre les deux frères dans le film de Lumet : 7h58 ce samedi-là.
Q LM : D'ailleurs, quels sont les films que vous aimé et qui vous ont inspiré ?
R : Match Point, Harry un ami qui vous veut du bien pour la thématique. Pour l'aspect ésthetique : Révelations de Michael Mann ou le cinéma japonais comme un film de Masumura, Le mari était là, qui est un film en scope, totalement claustrophobe et j'ai adoré ce film, il a une facture, une forme et une utilisation du scope remarquable avec très peu de mouvements de caméra à part quelques légers pano.
Q Melty : En parlant d'influence, pour l'écriture, le personnage de Wilms m'a fait penser à Céline avec son gilet...
R : ...exactement ! Totalement, c'est la référence que j'ai donné au costumier. C'est toujours la même idée : Wilms dans le film est une victime mais je l'ai habillé comme un vieux salopard misanthrope mais génial à la fois. Parce qu'être victime, c'est être dépouillé de son bonheur et c'est laid, ça rend aigris, moche. Et quand on le voit pour la première fois, il y a une surprise, on ne s'attend pas à ça, on a l'impression de voir un vieux criminel, au départ il les laisse venir, il les manipule.
Q Melty : Vous êtes vous aussi inspiré des dialoguistes de cinéma français comme Audiard, qui avaient des films très écrits, ciselés ?
R : Le film est super écrit, j'ai été un tyran avec les acteurs, pas le droit de dire de « hein... hum... bon... bein... », j'ai été hystéro-zinzin. C'est mon souci de maîtrise et parce que je pensais que les scènes devaient fonctionner comme ça. Chaque scène fait avancer l'histoire de façon irréversible et c'est donc un cinéma très écrit. J'avais une idée très précise de l'angle avec lequel jouer les scènes.
Avec Molière ou déjà avec Mensonges et Trahisons, on a ciselé les dialogues et c'est en cela que c'est un thriller mais c'est aussi une écriture de comédie, avec des pures scènes de comédies, jubilatoires. Car comme pour les comédies que l'on écrit, l'histoire doit avancer à chaque scène, les situations sont très marquées sauf qu'à l'arrivée, l'issu est tragique ainsi que la facture, l'interprétation.
Q Filmgeek : Depuis le début de l'entretien vous nous avez dit que vous aviez le film que vous vouliez, écrit, dirigé, dialogué, que vous étiez très strict jusque dans le cadre. Ainsi je voulais savoir si vous ne vouliez rien laisser au hasard parce que c'était votre premier film et à quel niveau vous auriez voulu laisser un peu de latitude ?
R : Pour bien improviser je pense qu'il faut de l'expérience et j'en manquais, comme pour le découpage par exemple. Après quand je l'ai vu à certaines phases du montage je me suis dit « Oh ! que du champ/contre-champ » et en même temps, c'est normal, ce sont des scènes de confrontations. Mais je n'ai pas de doutes lancinants, je n'ai pas de remords, car j'ai fait les plans que je voulais.
Donc là avec de l'expérience, j'ai assez envie d'en faire un autre pour le plaisir, filmer, découper.
Ensuite ce n'est pas vrai que j'ai totalement maîtrisé le film parce qu'il y a des choses que j'ai coupé au montage par exemple et qui marchaient au scénario : le film devait s'ouvrir et se fermer sur une pub mais ça ne marchait pas, ça faisait un changement de ton. Ça a été des coupes fortes qui ont enlevé une dimension d'humour et de légèreté et l'ont donc assombri un degré en plus. Et une fois que j'avais cette base j'ai fait une musique qui partait dans ce sens là, je voulais que la musique se fonde avec les nappes, avec l'ambiance jusqu'à devenir carrément symphonique par moment avec des cordes, je voulais qu'elle ait un spectre super large qui aille de l'ambiance jusqu'à la vraie musique de film.
Donc le scénario était moins noir que le film, donc à ce point de vue là je n'ai pas tout maîtrisé mais je n'ai pas de regrets.
Pour le prochain film, comme je pense qu'une histoire induit sa forme et comme je ne sais pas du tout ce que sera le sujet, peut-être qu'il sera entièrement à l'épaule, chaotique, par exemple.
En fait si, quand j'ai eu fini le film, j'ai eu un regret : tant qu'à faire j'aurai aimé plus d'action, plus de violence physique ! C'est curieux parce que je ne m'y attendais pas. Maintenant ça c'est éloigné de moi, mais juste après la fin du tournage, j'ai eu envie. Pourtant il y en a déjà, des pentes de violences, éruptives, explosives, à l'image de la pulsion : quand ça vous pète à la gueule, ça vous pète à la gueule !
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La Sélec du mercredi - Semaine 37 (2) 
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<content:encoded><![CDATA[ <p style="text-align: center;"><a href="http://filmgeek.fr/wp-content/uploads/2010/03/affiche-sldt.jpg"><img class="size-large wp-image-3579 aligncenter" title="affiche sldt" src="http://filmgeek.fr/wp-content/uploads/2010/03/affiche-sldt-754x1024.jpg" alt="affiche sldt" width="500" /></a></p>
<p>Lundi après-midi, <a href="http://filmgeek.fr/tag/gregoire-vigneron/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with Grégoire Vigneron">Grégoire Vigneron</a> est allé à la rencontre de blogueurs ciné pour parler de son premier film <a href="http://filmgeek.fr/tag/sans-laisser-de-traces/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with Sans laisser de traces">Sans laisser de traces</a> qui sort aujourd'hui en salle avec Benoît Magimel, François-Xavier Demaison, Julie Gayet et <a href="http://filmgeek.fr/tag/lea-seydoux/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with Léa Seydoux">Léa Seydoux</a>, dont voici la bande-annonce :</p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="389" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/xbs9xj&related=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="389" src="http://www.dailymotion.com/swf/xbs9xj&related=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Voici le compte-rendu écrit complet de cette interview :</p>
<p><span id="more-3578"></span></p>
<p><em><strong>Q Laterna Magica : Vous avez toujours écrit des comédies avec Laurent Tirard et c'est lui qui réalisait et pour le premier thriller que vous écrivez ensemble, c'est vous qui réalisez : vous partagez-vous les genres ?</strong></em></p>
<p><strong>R :</strong> Le genre est venu après, c'est le sujet qui a induit le genre. Au départ c'est Laurent qui a fait de moi un scénariste, il avait vu un court-métrage que j'avais réalisé, je n'avais jamais écrit de long-métrage, il m'a téléphoné en me disant qu'il faut que l'on travaille ensemble. A cette époque je réalisais quelques pubs et je n'ai tellement pas compris ce que voulait ce garçon que je ne l'ai pas rappelé. Il a insisté --tant mieux- et on a écrit Mensonges et Trahisons, et on s'est dit on va écrire un film pour toi un film pour moi, et en fait on en a écrit trois : Molière, Le Petit Nicolas, Prète-moi ta main. De mon côté j'avais fait l'adaptation de De l'autre côté du lit, et en fait on avait écrit il y a quelques années un projet pour moi et je n'étais pas trop sûr, au moment de le réaliser j'allais du coup planter tout le monde pour écrire Le Petit Nicolas, je n'étais pas bien sûr du sujet, bon bref, je l'ai vendu puis je suis arrivé à ce sujet là. Si je suis arrivé à un thriller c'est plus par le sujet, par mon envie propre. On l'a écrit ensemble comme on écrit d'habitude, mais c'est parce que je suis préposé au thriller et Laurent aux comédies, mais parce que j'en suis arrivé à quelque chose d'un peu plus sombre.</p>
<p>Là on écrivait un film pour moi, c'est donc pour ça que ça a été long, parce que je me tatais. Je peux même vous dire qu'on avait vendu un autre sujet à nos producteurs, on a même été jusqu'au séquencier, une étape très avancée et là je me suis dit « Mais non, je ne peux pas réaliser ça comme premier film ». Quand j'écris pour les autres c'est plus simple, surtout quand on écrit avec Laurent mais là pour moi j'étais assailli par le doute, plus on avançait plus j'étais malheureux et je me suis dit non je ne peux pas faire ce film. Donc ça a été un moment assez pénible, c'était une comédie et je me rendais que je le tirais vers quelque chose de plus sombre malgré alors que c'était un sujet qui devait être traité en comédie. Donc il y avait un truc qui ne marchait plus. On a réajusté, on l'a pas dit tout de suite aux producteurs, on a laissé passer l'été parce qu'on s'est dit on va leur dire qu'on ne le fait plus et leur apporter en même temps la solution de rechange. Et là ils ont dit "ok on vous suit, on change de sujet, mais celui-ci a plus de problèmes que le précèdent" donc il a fallu encore une troisième étape de travail et on est arrivé à ce sujet, ensuite tout a été plus vite.</p>
<p>Mais j'ai fait le film que j'ai voulu faire, ça m'a coûté, j'ai eu peur, parce que les comédies se vendent mieux, marchent mieux. Ce film n'a pas eu de chaînes hertziennes au départ, ce n'était pas un montage financier évident mais j'ai été assez protégé, on m'a un peu épargné les choses mais c'était pas évident. Donc ça vient de mon propre désir.</p>
<p><em><strong>Q Melty : Justement, d'où vient ce désir de vouloir faire quelque chose de plus sombre, de quoi vous êtes vous inspiré ?</strong></em></p>
<p><strong>R </strong>: Mes inspirations sont diverses et variées. Y a quelque chose d'Hitchcockien dans le film finalement, peut-être plus que ce que je pensais au départ. J'aime aussi beaucoup Woody Allen, avec Match Point effectivement, un film comme un travail de moraliste, qui travaille sur le Bien et le Mal avec des contre-pieds, ce que fait très bien Woody Allen, l'idée c'est de ne pas faire des surprises systématiques mais de travailler sur cette contradiction qu'il y a en nous. Le Bien et le Mal ce n'est pas un truc figé, clair, c'est plus relatif qu'on ne croit, c'est plutôt une dynamique qui se déplace dans le temps ET dans l'espace, et ça Woody Allen le fait très bien dans le mode humoristique.</p>
<p>Ce qui m'intéressait aussi c'était de prendre un bonhomme et de pas le lâcher. Benoit est dans tous les plans, tout le film est de son point de vue, y a pas une seule scène en dehors de lui, où des gens se parlerait en dehors. Ensuite, et c'est là que j'ai senti mon sujet qui arrivait, après les atermoiements dont je vous ai parlé, quand j'ai découvert que ce qui m'intéressait était le sentiment d'imposture et de culpabilité : « Est-ce que je mérite ce que j'ai ? » Et après j'ai cherché à mettre un dispositif, à raconter une histoire qui traite de ses sujets, avec des choses qui me plaisent : y a une certaine violence, y a l'argent, la réussite, le couple. C'est des choses qui me parlent dans la vie : « qu'est ce que c'est qu'un couple de 8-10 ans d'âge ? », les jeunes femmes qui sont une problématique masculine quand on rentre dans la maturité ...</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://filmgeek.fr/wp-content/uploads/2010/03/IMG_1958.JPG"><img class="size-medium wp-image-3580 aligncenter" title="IMG_1958" src="http://filmgeek.fr/wp-content/uploads/2010/03/IMG_1958-500x375.jpg" alt="IMG_1958" width="500" height="375" /></a></p>
<p><em><strong>Q Melty : Y a justement <a href="http://filmgeek.fr/tag/lea-seydoux/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with Léa Seydoux">Léa Seydoux</a>, la « cerise sur le gâteau » !</strong></em></p>
<p><strong>R :</strong> Je pense que Léa est plus qu'une cerise, c'est le gâteau. J'ai été supercontent de caster Léa, elle a dit oui tout de suite. Elle est jeune, faisant le contre-point de Clémence, le personnage de Julie Gayet. Elle est charismatique, elle a quelque chose de très innocent, de très mystérieux, elle a vraiment cette dimension glaçante et super hot en même temps, le feu sous la glace.</p>
<p>Ce qui m'intéressait c'était les contradictions de ce personnage et c'est ce que j'ai voulu mettre en scène tout le temps à ce niveau là aussi. Elle est très importante et il y a un trajet pour son personnage, ce qu'il lui a fait accepter le rôle tout de suite.</p>
<p>Elle est éminemment désirable, je voulais qu'elle soit une sorte de torture et que l'on ressente ce que lui ressent en se posant la question de ce qu'on ferait à sa place, qu'on tremble pour lui alors qu'au fond il est « mauvais ».</p>
<p><em><strong>Q Cinefeed : D'ailleurs le personnage fait toujours les mauvais choix pour lui , pourquoi lui avoir fait prendre toujours les mauvaises décisions ?</strong></em></p>
<p><strong>R :</strong> C'est-à-dire que soit j'ai raté mon film et quand il prend les mauvaises décisions on se dit à chaque fois « ce n'est pas possible », soit on fait « Oh non ! NON ! » mais au fond on comprend ce qu'il fait viscéralement, ce par quoi il est attiré, ce qui le motive, cette volonté de se racheter sans arrêt et c'est ce qui l'entraîne dans une spirale,  parce qu'au fond c'est un mec qui veut être un mec bien. A ce moment là c'est une sorte de "leçon de morale de l'intérieur", ça me fait prendre conscience, moi, de comment je pourrais enchaîner si tout cela m'arrivait.</p>
<p>Je voulais avoir un spectateur actif sans arrêt et j'ai dirigé Benoît Magimel dans ce sens là. Et il a eu la grâce de me suivre sur ce terrain là, de façon très sobre, très neutre, parce que l'histoire était suffisamment forte et que s'il avait eu un jeu trop orienté ou qui fait des commentaires sur ce qui se passait, ça aurait donné des clés aux spectateurs et c'est dans ce sens qu'il est hitchcockien : c'est très neutre et c'est inéluctable, ça avance inexorablement et lui est une surface sensible sur laquelle vient s'imprimer nos propres émotions et réactions.</p>
<p>Mais rien n'est évident, il veut réparer mais il est attiré sensuellement par Léa et il lutte. J'aurais pu la filmer autrement, mais je suis du point de vue de Benoît et on n'est jamais sûr.</p>
<p>Si j'étais dans un pur film de genre traditionnel les personnages de François-Xavier et de Benoît seraient différents. Le personnage de François-Xavier, une fois que Michelet est mort, il ferait chanter Benoît il serait calculateur, s'installerait chez lui, draguerait sa femme, lui prendrait son fric comme dans un film de genre basique. Benoît, c'est pareil, il se barrerait en courant dès qu'il le pourrait... Mais ce que j'ai voulu faire c'est traiter finalement de notre matière humaine, de notre âme humaine, de façon plus précise. Ce qu'il fait alors qu'on lui dit "éloigne toi", il est motivé par des considérations morales, parce que c'est un homme sincère et pas un personnage dans un film de genre et le trouble vient de là. Je pense que ça nous rend dynamique à la vision.</p>
<p>Le problème c'est la référence, on est des spectateurs qui avons tout vu et donc tout ce qu'on a fait à l'écriture avec Laurent c'est de regarder le cliché bien en face et de l'éviter, non pas pour prendre le contre-pied systématique mais pour avoir des surprises liées au caractère humain. Je pense que ça nous force à réfléchir en nous divertissant.</p>
<p><em><strong>Q Laterna Magica : Ce qui m'a étonné dans le personnage de Benoît est censé être un capitaine d'entreprise, un homme de caractère et finalement il subit pas mal les événements, dans une position de victime, ses choix sont imposés sans alternatives réelles.</strong></em></p>
<p><strong>R </strong>: Mais ça fait partie de ses contradictions, on m'a reproché exactement l'inverse, de lui faire dégainer son chéquier, d'essayer d'acheter les gens. Il est beaucoup plus actif qu'on ne le croit, mais il n'est pas actif dans l'agitation, il veut éloigner le problème et préserver ce qu'il a. François-Xavier, lui est une sorte de double pulsionnel, de retour du refoulé et l'idée est d'incarner les contradictions.</p>
<p><em><strong>Q LM : Ce sentiment est renforcé par le maquillage livide de Benoît, son teint très pale, est-ce volontaire ?</strong></em></p>
<p><strong>R </strong>: Le sentiment d'imposture et de culpabilité, ce n'est pas un sentiment de bien-être et d'épanouissement. Donc oui c'est volontaire, à travers tout son univers, toutes les lignes, la construction, toute la composition du film, c'est extrêmement graphique, la façon de filmer Bruxelles sans que cela soit dit, composée de ligne, toute la froideur, c'est une esthétique du luxe assez impersonnelle : c'est ce que je voulais.<br />
C'est un personnage qui ne s'appartient pas et à la fin du film, il aura fait un trajet, mais il faut mettre la pression, qu'il résiste, qu'il essaie sans arrêt et à la fin les choses ont évolué et bougé.</p>
<p><em><strong>Q Cinefeed : Puisque vous abordez l'esthétisme,  ce qui m'a marqué c'est que c'est très beau, qu'il vit dans des appartements somptueux mais très loin des drames qu'il est en train de vivre, même l'affiche qui est différente participe de cet univers graphique, pouvez-vous nous en parler ?</strong></em></p>
<p><strong>R </strong>: C'était mon idée, j'ai pris un grand soin dans les repérages, le choix de mes décors, je me suis battu pour avoir tout ça. Je voulais une grande ville et tourner de façon graphique, de lignes très composées car c'est l'esthétique que j'imaginais pour ce film. J'ai réfléchi assez longuement avec le chef op, on a regardé des films, il a eu la bonne idée de me dire « montre moi aussi des films que tu n'aimes pas » et puis on a établi une charte de l'image dont il était garant.<br />
Puis j'ai pris un grand soin dans le découpage, le repérage, le stylisme, tout devait converger dans une direction artistique très précise de l'idée que je me faisais de ce monde-là.<br />
Et à l'intérieur de cette chose extrêmement maitrisée : la passion humaine.</p>
<p><em><strong> Q Cloneweb : J'ai une question vis-à-vis de Bruxelles : comme tout se passe en Belgique, pourquoi n'avez-vous pas fait le choix de prendre des acteurs belges ? Pourquoi Benoît Magimel et pas un acteur principal belge par exemple ?</strong></em></p>
<p><strong>R </strong>: Parce que je pensais à Benoît Magimel et que je voulais travailler avec lui et que je pensais que ça marcherait bien avec lui. J'ai construit tout mon casting autour de lui, c'était mon premier choix mais je n'ai pas pensé à Benoît pendant l'écriture. Avec Laurent, on n'écrit pas en pensant à des acteurs car sinon on s'enferme et imaginez qu'il dise non ? On est déstabilisé. Mais parfois ce que l'on fait, c'est que l'on pense à un acteur pour une scène précise, ça donne de l'angle à la scène et ça nous aide à l'écrire.<br />
Une fois que c'était écrit j'ai réfléchi à quels sont les acteurs sur lesquels on peut monter un film déjà, quel type de film, de budget, en concertation avec la production et j'ai pensé à Benoît. Comme n'importe quel cast, indépendamment de sa qualité à lui, il y a des avantages et des inconvénients : son âge, son image et des choses comme ça. Par exemple, dans le scénario, on pouvait concevoir qu'il y ait plus de dérision et d'autodérision du personnage et en pensant à Benoît je n'ai pas cherché l'autodérision et je vais chercher quelque chose de plus solide. Il est charismatique, on va assumer ça et du coup ça induit certaines choses : j'ouvre le film sur lui qui marche avec sa voix-off, j'assume le genre dans lequel je rentre, c'est mon héros, il a les épaules et il transporte en lui cette contradiction que je cherchais à exprimer dans le film avec à la fois cette tête d'ange et ce côté voyou. Il peut être le mec droit chez les gangsters et le mec tordu chez les cleans, y a cette frontière poreuse entre le Bien et le Mal chez lui qu'il véhicule et ça m'intéressait.</p>
<p>A partir de ça, il fallait que son ami d'enfance ait le même âge, je connaissais François-Wavier depuis Le Petit Nicolas et je trouvais que c'était un casting audacieux, de le sortir de la comédie. Il a un côté sympathique et diabolique finalement, je ne voulais un personnage froid calculateur, mais plus viscéral et dangereux, un peu comme le barman de Shining et je trouve que François-Xavier l'a remarquablement incarné et que le tandem marche.</p>
<p>De même qu'entre les deux femmes il fallait que ça marche. Sur le papier on pouvait se demander si à l'arrivé, il ne regrettait de ne pas partir avec la jeune fille, ça ne marchait pas mais il fallait qu'il soit quand même très attiré donc je joue sans arrêt sur le déséquilibre, c'est une dynamique, c'est en mouvement que cela se fait.</p>
<p>Et les acteurs belges que j'ai croisé pour le film, j'en suis supercontent : tous mes seconds rôles sont supers, Stéphane De Groodt, son personnage est caractériel, je voulais qu'en sous-texte on perçoive cette espèce de rivalité sociale autour de la fille, que Benoît lui file entre les mains, qu'on le sente. Les scènes de confrontation marchent je trouve. On sait que Benoît est coupable, on est à sa place, on brûle de l'intérieur, on est dans une position très inconfortable, il y a une grande tension.</p>
<p>D'ailleurs, c'est injuste : la seule chose dont Benoît n'est pas coupable, c'est de consommer sa relation avec la jeune fille et c'est justement là qu'il se fait épingler par sa femme. Car quand on rentre dans le mensonge, et c'est comme ça que je l'ai dirigé, on ne sait plus jusqu'où on a le droit de parler, ce que l'on a droit de dire ou pas et c'est ce qui créer de la tension et ce qui fait le thriller.<br />
C'est pour cela que je préfère l'appellation thriller à polar, ce n'est pas une enquête de police, on flippe, on tremble pour lui.</p>
<p><em><strong>Q : Quelles sont vos relations avec Laurent Tirard pour l'écriture ?</strong></em></p>
<p><strong>R :</strong> Ça évolue, Laurent est plus synthétique et moi plus analytique, il donne du cadre à tout ça, mais comme c'est mon film, je donne les limites, les bords, ce qu'il fait dans un film pour lui. Mais on est en dialogue permanent, on interroge ce que l'on fait et d'un commun accord on arrive à un résultat. Et même s'il faut trancher, je n'ai pas le sentiment qu'on arrive à des trucs frontaux et s'il y a des choix, forcément il y a un lead, si c'est son film ou le mien. Après c'est plus le choix du sujet, de la forme et une fois qu'on est à l'intérieur de ça, notre façon de travailler reste toujours la même.</p>
<p><em><strong>Q Laterna Magica : J'ai le sentiment que le film est très très écrit et que vous avez obtenu le film que vous vouliez faire, est-ce le cas ?</strong></em></p>
<p><strong>R :</strong> Ma hantise était la perte de maîtrise et de ce point de vue là c'est un premier film. Je ne voulais pas que cela ai les défauts de mon premier film. Je suis très complexé en terme de réalisation, mise en scène, découpage, j'avais envie d'un cinéma esthétique, d'image, je n'avais pas envie d'une image moche, j'ai été très exigeant sur ce point. Je voulais une direction artistique tout à fait cohérente et concertée.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://filmgeek.fr/wp-content/uploads/2010/03/IMG_1966.JPG"><img class="alignnone size-medium wp-image-3581" title="IMG_1966" src="http://filmgeek.fr/wp-content/uploads/2010/03/IMG_1966-500x375.jpg" alt="IMG_1966" width="500" height="375" /></a></p>
<p><em>[L'alarme de l'hôtel se déclenche, le sujet change]</em></p>
<p>Et maintenant, c'est l'avant-première ce soir, vous n'êtes pas trop stressé ?</p>
<p>Non je suis parti au ski la semaine dernière, ça m'a permis de décontracté car je suis un peu flippex. Je ne sais jamais quand je peux partir en vacances donc c'est un peu mal tombé mais je n'ai rien raté, on a fait la tournée province avant, tout c'est bien passé.</p>
<p><em>Et sinon, à part Astérix, vous avez déjà écrit votre prochain film en tant que réalisateur ?</em></p>
<p>Non, je réfléchis, j'ai des envies. Ça m'a plu d'être derrière la caméra car au départ je ne pensais pas être scénariste donc je savais déjà que c'était ce que je voulais faire. Donc de ce point de vue là, entre moi et moi, j'ai réussi mon exercice, j'ai mené le film à son terme, il se tient, il a une bonne facture. Après au contraire, je souhaiterai ardemment en faire un autre pour explorer, approfondir ou pour corriger. Mais c'est une grosse mise en oeuvre, c'est un outil complexe le cinéma.</p>
<p><em>[Retour à la normale]</em></p>
<p><em><strong>Q Cloneweb : Pourquoi avez-vous choisi de ne pas révéler le passé des personnages principaux ?</strong></em></p>
<p><strong>R :</strong> Parce que je pensais qu'on n'avait pas besoin d'en savoir plus ! Ce qui m'intéressait était de comprendre le lien entre eux, sans tout savoir exactement. Ce qu'on perçoit c'est que François-Xavier était leader, le fascinait mais que 20 ans plus tard, ce n'est pas celui qui était le plus extravagant qui a le mieux réussi dans la vie. C'est sans arrêt, la différence entre l'idéalisation et la réalité. Aujourd'hui : j'ai 45 ans et je suis le petit frère de mon grand frère pour toute la vie et c'est ce que je voulais qu'on perçoive aussi pour Magimel. Il se met un peu en dessous de Demaison et redevient comme quand ils avaient 15 ans. J'avais bien aimé le rapport entre les deux frères dans le film de Lumet : 7h58 ce samedi-là.</p>
<p><em><strong>Q LM : D'ailleurs, quels sont les films que vous aimé et qui vous ont inspiré ?</strong></em></p>
<p><strong>R :</strong> Match Point, Harry un ami qui vous veut du bien pour la thématique. Pour l'aspect ésthetique : Révelations de Michael Mann ou le cinéma japonais comme un film de Masumura, Le mari était là, qui est un film en scope, totalement claustrophobe et j'ai adoré ce film, il a une facture, une forme et une utilisation du scope remarquable avec très peu de mouvements de caméra à part quelques légers pano.</p>
<p><em><strong>Q Melty : En parlant d'influence, pour l'écriture, le personnage de Wilms m'a fait penser à Céline avec son gilet...</strong></em></p>
<p><strong>R :</strong> ...exactement ! Totalement, c'est la référence que j'ai donné au costumier. C'est toujours la même idée : Wilms dans le film est une victime mais je l'ai habillé comme un vieux salopard misanthrope mais génial à la fois. Parce qu'être victime, c'est être dépouillé de son bonheur et c'est laid, ça rend aigris, moche. Et quand on le voit pour la première fois, il y a une surprise, on ne s'attend pas à ça, on a l'impression de voir un vieux criminel, au départ il les laisse venir, il les manipule.</p>
<p><em><strong>Q Melty : Vous êtes vous aussi inspiré des dialoguistes de cinéma français comme Audiard, qui avaient des films très écrits, ciselés ?</strong></em></p>
<p><strong>R :</strong> Le film est super écrit, j'ai été un tyran avec les acteurs, pas le droit de dire de « hein... hum... bon... bein... », j'ai été hystéro-zinzin. C'est mon souci de maîtrise et parce que je pensais que les scènes devaient fonctionner comme ça. Chaque scène fait avancer l'histoire de façon irréversible et c'est donc un cinéma très écrit. J'avais une idée très précise de l'angle avec lequel jouer les scènes.</p>
<p>Avec Molière ou déjà avec Mensonges et Trahisons, on a ciselé les dialogues et c'est en cela que c'est un thriller mais c'est aussi une écriture de comédie, avec des pures scènes de comédies, jubilatoires. Car comme pour les comédies que l'on écrit, l'histoire doit avancer à chaque scène, les situations sont très marquées sauf qu'à l'arrivée, l'issu est tragique ainsi que la facture, l'interprétation.</p>
<p><em><strong>Q Filmgeek : Depuis le début de l'entretien vous nous avez dit que vous aviez le film que vous vouliez, écrit, dirigé, dialogué, que vous étiez très strict jusque dans le cadre. Ainsi je voulais savoir si vous ne vouliez rien laisser au hasard parce que c'était votre premier film et à quel niveau vous auriez voulu laisser un peu de latitude ?</strong></em></p>
<p><strong>R :</strong> Pour bien improviser je pense qu'il faut de l'expérience et j'en manquais, comme pour le découpage par exemple. Après quand je l'ai vu à certaines phases du montage je me suis dit « Oh ! que du champ/contre-champ » et en même temps, c'est normal, ce sont des scènes de confrontations. Mais je n'ai pas de doutes lancinants, je n'ai pas de remords, car j'ai fait les plans que je voulais.<br />
Donc là avec de l'expérience, j'ai assez envie d'en faire un autre pour le plaisir, filmer, découper.</p>
<p>Ensuite ce n'est pas vrai que j'ai totalement maîtrisé le film parce qu'il y a des choses que j'ai coupé au montage par exemple et qui marchaient au scénario : le film devait s'ouvrir et se fermer sur une pub mais ça ne marchait pas, ça faisait un changement de ton. Ça a été des coupes fortes qui ont enlevé une dimension d'humour et de légèreté et l'ont donc assombri un degré en plus. Et une fois que j'avais cette base j'ai fait une musique qui partait dans ce sens là, je voulais que la musique se fonde avec les nappes, avec l'ambiance jusqu'à devenir carrément symphonique par moment avec des cordes, je voulais qu'elle ait un spectre super large qui aille de l'ambiance jusqu'à la vraie musique de film.</p>
<p>Donc le scénario était moins noir que le film, donc à ce point de vue là je n'ai pas tout maîtrisé mais je n'ai pas de regrets.</p>
<p>Pour le prochain film, comme je pense qu'une histoire induit sa forme et comme je ne sais pas du tout ce que sera le sujet, peut-être qu'il sera entièrement à l'épaule, chaotique, par exemple.</p>
<p>En fait si, quand j'ai eu fini le film, j'ai eu un regret : tant qu'à faire j'aurai aimé plus d'action, plus de violence physique ! C'est curieux parce que je ne m'y attendais pas. Maintenant ça c'est éloigné de moi, mais juste après la fin du tournage, j'ai eu envie. Pourtant il y en a déjà, des pentes de violences, éruptives, explosives, à l'image de la pulsion : quand ça vous pète à la gueule, ça vous pète à la gueule !</p>
<p>a</p>

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<pubDate>Wed, 10 Mar 2010 10:37:35 GMT</pubDate>
<dc:creator>Florian Lapôtre alias Zeitgeist</dc:creator>
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<title>[Post] Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine S03E26</title>
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<description><![CDATA[Cette semaine nous avons un taquet entre Quentin et James , un petit bilan du BO US et deux critiques de films attendus : Precious qui risque de faire son petit effet cette nuit aux Oscars et Alice de Tim Burton, qui lui ne fait pas son petit effet malgré la 3D.
Cineblogywood : 3D - Tarantino remet Cameron à sa place
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a
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<p>Cette semaine nous avons un taquet entre Quentin et James , un petit bilan du BO US et deux critiques de films attendus : <strong><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://filmgeek.fr/tag/precious/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with Precious">Precious</a></span></strong> qui risque de faire son petit effet cette nuit aux Oscars et Alice de <a href="http://filmgeek.fr/tag/tim-burton/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with Tim Burton">Tim Burton</a>, qui lui ne fait pas son petit effet malgré la 3D.</p>
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<p>a</p>

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<pubDate>Sun, 07 Mar 2010 15:34:14 GMT</pubDate>
<dc:creator>Florian Lapôtre alias Zeitgeist</dc:creator>
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<title>[Post] Critique Alice au Pays des Merveilles, de Tim Burton</title>
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<link><![CDATA[http://filmgeek.fr/2010/03/04/critique-alice-au-pays-des-merveilles-de-tim-burton/]]></link>
<description><![CDATA[Synopsis : Alice (Mia Wasikowska) approche de ses 20 ans, et depuis son enfance, est hantée par des cauchemars d'un monde étrange peuplé par des créatures mystérieuses. Le jour où le jeune et arrogant Hamish Ascot la demande en mariage, elle s'enfuit à la poursuite d'un lapin blanc,  puis bascule dans un terrier qui semble sans fin... Elle atterrit dans le monde de ses rêves. Certaines des créatures la reconnaissent et voient en elle leur sauveuse, pour combattre la Reine Rouge et le Jabberwock.
Notre avis : Un film de Tim Burton est toujours un événement, même si pour beaucoup de fans la déception s'installe de plus en plus à chaque nouvelle réalisation.
Proposer une suite à Alice in Wonderland en adaptant De l'autre côté du miroir était un pari osé, qui, sous les doigts du magicien du cinéma fantasmagorique, pouvait réconcilier le maitre et son art, époque Beetlejuice, Batman, Ed Wood, Edward aux mains d'argent, Mars Attack ou même Sleepy Hollow. Bref, que l'on retrouve un peu de noirceur et de cynisme, mais du vrai, du dur, pas du gothique édulcoré à la Sweeney Todd, pâle caricature de toutes les possibilités créatives du cinéaste.
Au début, on y croirait presque : charme et maquillage blafard d'une Alice exquise de décalage dans ce monde victorien si rigide. Et puis l'arrivée dans Wonderland/Underland est une petite merveille en soi, des textures, des couleurs, une luxuriance du décor plaisante à l'oeil, mystérieuse à souhait, où l'ambiance est posée : nous sommes dans un Tim Burton semblant renouer avec ses bonnes vieilles traditions, avec même un soupçon d'imaginaire visuel emprunt à Terry Gilliam. Le design plutôt spectaculaire des créatures et de la Reine Rouge (Helena Bonham Carter) ainsi que le casting 5 étoiles ne faisant que confirmer ces premières impressions.
Et puis... Disney semble avoir arraché les rênes à son réal' au cours du film, faisant perdre à Alice toute sa splendeur. Oscillant autant visuellement que narrativement entre Narnia et La Boussole d'Or (et parfois Harry Potter, Disney ratisse large), la magie n'opère plus vraiment, si ce n'est à travers les présences fortes heureuses d'un Johnny Depp parfait en Chapelier Fou émouvant et d'une Anne Hathaway « délicate » en Reine Blanche.
Tout semblait être présent pour déguster pendant presque deux heures un délice cinématographique, mais il manque à cette recette l'assaisonnement nécessaire pour relever le goût et sublimer le parfum. L'intrigue est fade, sans véritable enjeu, sans aucune empathie pour les personnages. Pire, Alice parait s'ennuyer autant que le spectateur par moments (la preuve, cachée derrière mes lunettes 3D, j'ai réussi à m'assoupir quelques instants). L'humour absurde et impertinent, pourtant présent dans les contes de Lewis Carroll et le dessin animé, est quasiment inexistant ici. Et quand il surgit enfin, c'est souvent pour tomber complètement à plat. L'esprit ludique et déjanté du « joyeux non-anniversaire » manque cruellement.
Malgré tout, nous sommes dans un film de Tim Burton (je vois bien, fan fidèle, ton désappointement face à la lecture de cette critique amère et je souhaite te rassurer un peu) : Alice au pays des merveilles reste un spectacle cinématographique de bonne facture, mais simplement loin d'être à la hauteur de ce dont est vraiment capable le génie subversif Burtonien. Finalement, il y a 60 ans, Disney, dans son long-métrage d'animation, avait pris plus de risques qu'en 2010.
Un conseil donc : mieux vaut (re)voir le dessin animé avant de se rendre en salle le 24 mars pour apprécier par soi-même ce nouvel « Alice ».
Caro
a
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<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Synopsis </span>: Alice (<a href="http://filmgeek.fr/tag/mia-wasikowska/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with Mia Wasikowska">Mia Wasikowska</a>) approche de ses 20 ans, et depuis son enfance, est hantée par des cauchemars d'un monde étrange peuplé par des créatures mystérieuses. Le jour où le jeune et arrogant Hamish Ascot la demande en mariage, elle s'enfuit à la poursuite d'un lapin blanc,  puis bascule dans un terrier qui semble sans fin... Elle atterrit dans le monde de ses rêves. Certaines des créatures la reconnaissent et voient en elle leur sauveuse, pour combattre la Reine Rouge et le Jabberwock.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Notre avis </span>: Un film de <strong>Tim Burton</strong> est toujours un événement, même si pour beaucoup de fans la déception s'installe de plus en plus à chaque nouvelle réalisation.</p>
<p style="text-align: justify;">Proposer une suite à <em>Alice in Wonderland</em> en adaptant <em>De l'autre côté du miroir</em> était un pari osé, qui, sous les doigts du magicien du cinéma fantasmagorique, pouvait réconcilier le maitre et son art, époque <span style="text-decoration: underline;">Beetlejuice</span>, <span style="text-decoration: underline;">Batman</span>, <span style="text-decoration: underline;">Ed Wood</span>, <span style="text-decoration: underline;">Edward aux mains d'argent</span>, <span style="text-decoration: underline;">Mars Attack</span> ou même <span style="text-decoration: underline;">Sleepy Hollow</span>. Bref, que l'on retrouve un peu de noirceur et de cynisme, mais du vrai, du dur, pas du gothique édulcoré à la <span style="text-decoration: underline;">Sweeney Todd</span>, pâle caricature de toutes les possibilités créatives du cinéaste.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-3542" title="alice reine rouge" src="http://filmgeek.fr/wp-content/uploads/2010/03/alice-reine-rouge-500x280.jpg" alt="alice reine rouge" width="500" height="280" /></p>
<p style="text-align: justify;">Au début, on y croirait presque : charme et maquillage blafard d'une Alice exquise de décalage dans ce monde victorien si rigide. Et puis l'arrivée dans Wonderland/Underland est une petite merveille en soi, des textures, des couleurs, une luxuriance du décor plaisante à l'oeil, mystérieuse à souhait, où l'ambiance est posée : nous sommes dans un <strong>Tim Burton</strong> semblant renouer avec ses bonnes vieilles traditions, avec même un soupçon d'imaginaire visuel emprunt à <strong>Terry Gilliam</strong>. Le design plutôt spectaculaire des créatures et de la Reine Rouge (Helena Bonham Carter) ainsi que le casting 5 étoiles ne faisant que confirmer ces premières impressions.</p>
<p style="text-align: justify;">Et puis... Disney semble avoir arraché les rênes à son réal' au cours du film, faisant perdre à <span style="text-decoration: underline;">Alice</span> toute sa splendeur. Oscillant autant visuellement que narrativement entre <span style="text-decoration: underline;">Narnia</span> et <span style="text-decoration: underline;">La Boussole d'Or</span> (et parfois <span style="text-decoration: underline;">Harry Potter</span>, Disney ratisse large), la magie n'opère plus vraiment, si ce n'est à travers les présences fortes heureuses d'un <strong><a href="http://filmgeek.fr/tag/johnny-depp/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with Johnny Depp">Johnny Depp</a></strong> parfait en Chapelier Fou émouvant et d'une <strong><a href="http://filmgeek.fr/tag/anne-hathaway/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with Anne Hathaway">Anne Hathaway</a></strong> « délicate » en Reine Blanche.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-3538" title="chapelier fou" src="http://filmgeek.fr/wp-content/uploads/2010/03/chapelier-fou-500x282.jpg" alt="chapelier fou" width="500" height="282" /></p>
<p style="text-align: justify;">Tout semblait être présent pour déguster pendant presque deux heures un délice cinématographique, mais il manque à cette recette l'assaisonnement nécessaire pour relever le goût et sublimer le parfum. L'intrigue est fade, sans véritable enjeu, sans aucune empathie pour les personnages. Pire, Alice parait s'ennuyer autant que le spectateur par moments (la preuve, cachée derrière mes lunettes 3D, j'ai réussi à m'assoupir quelques instants). L'humour absurde et impertinent, pourtant présent dans les contes de <strong>Lewis Carroll</strong> et le dessin animé, est quasiment inexistant ici. Et quand il surgit enfin, c'est souvent pour tomber complètement à plat. L'esprit ludique et déjanté du « joyeux non-anniversaire » manque cruellement.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-3537" title="alice armure" src="http://filmgeek.fr/wp-content/uploads/2010/03/alice-armure-500x280.jpg" alt="alice armure" width="500" height="280" /></p>
<p style="text-align: justify;">Malgré tout, nous sommes dans un film de <strong>Tim Burton</strong> (je vois bien, fan fidèle, ton désappointement face à la lecture de cette <a href="http://filmgeek.fr/tag/critique/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with critique">critique</a> amère et je souhaite te rassurer un peu) : <span style="text-decoration: underline;"><a href="http://filmgeek.fr/tag/alice-au-pays-des-merveilles/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with Alice au pays des merveilles">Alice au pays des merveilles</a></span> reste un spectacle cinématographique de bonne facture, mais simplement loin d'être à la hauteur de ce dont est vraiment capable le génie subversif Burtonien. Finalement, il y a 60 ans, <strong>Disney</strong>, dans son long-métrage d'animation, avait pris plus de risques qu'en 2010.</p>
<p style="text-align: justify;">Un conseil donc : mieux vaut (re)voir le dessin animé avant de se rendre en salle le <strong>24 mars</strong> pour apprécier par soi-même ce nouvel « Alice ».</p>
<p style="text-align: right;"><em><strong>Caro</strong></em></p>
<p>a</p>

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<br />(Source: <a href="http://filmgeek.fr">FilmGeek</a>) ]]></content:encoded>
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<category>Alice au pays des merveilles</category>
<category>Anne Hathaway</category>
<category>Disney</category>
<category>Helena Bonham Carter</category>
<category>Johnny Depp</category>
<category>Lewis Carroll</category>
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<source><![CDATA[FilmGeek]]></source>
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<live:typelabel>Post</live:typelabel>
<pubDate>Thu, 04 Mar 2010 01:41:10 GMT</pubDate>
<dc:creator>Florian Lapôtre alias Zeitgeist</dc:creator>
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<item>
<title>[Post] Preview d'Alan Wake sur Xbox 360</title>
<guid isPermaLink="false"><![CDATA[http://filmgeek.fr/?p=3469]]></guid>
<link><![CDATA[http://filmgeek.fr/2010/03/03/preview-dalan-wake-sur-xbox-360/]]></link>
<description><![CDATA[L'évènement date d'il y a presque une semaine, mais il m'a paru bon de le relayer, avec un certain recul.
C'est cette fois ci grâce à l'agence Edelman que nous avons pu nous rendre mercredi dernier dans les très agréables locaux de Microsoft France pour assister à une conférence de presse avec deux des développeurs du studio Remedy, puis à un essai manettes en main de leur prochain jeu en exclusivité sur Xbox 360, Alan Wake, un des prochains hit en puissance.
Le pitch
En manque d'inspiration pour ses romans, Alan Wake et sa femme décident de s'installer quelques temps dans la jolie ville de Bright Falls. Très rapidement, la situation va dégénérer et plonger dans l'horreur et le surnaturel, plus précisément dans l'imaginaire surnaturel de l'auteur, que l'on pourra suivre en vivant l'aventure et en récoltant des pages de manuscrit à travers le jeu. "A story coming true", comme ils disent chez Remedy. Joli prétexte pour mettre en place un "semi-survival horror".
La conf de presse : présentation du jeu
En seulement 20mn de conférence, Tim et Oz, développeurs chez Remedy, ont su nous jeter leur poudre aux yeux, et force est donnée de constater que ça a bien fonctionné: pendant que l'un nous donnait de nombreux détails sur le jeu en général, l'autre parcourait une partie du jeu en live, devant un parterre de bloggeurs et de journalistes spécialisés, repartis impatients de mettre les mains sur une version finale, prévu pour le 21 mai de cette année.
Depuis un an que le jeu est terminé ("jouable du début à la fin"), Remedy peaufine son bébé. Les mauvaises langues diront qu'ils ont attendu un meilleur contexte économique pour le sortir. C'est certainement vrai, mais ils ne se sont visiblement pas tournés les pouces pour autant: le niveau montré, une partie de l'intro du jeu, présentent les nombreuses interactions possibles avec les différents décors, le gameplay à la troisième personne, et surtout, ô surtout, les lumières et ombres dynamiques de toute beauté,...
"Lights (and shotguns) vs Darkness"
D'ailleurs, en parlant des lumières, ce ne sont pas que des attraits graphiques, mais aussi l'élément principal du gameplay: on combat les "Taken", ces "zombis" nouvelle génération fait de ténèbres, avec nos lampes torche. Et avec des shotguns. La lumière les aveugle et leur fait assez mal; il ne reste plus qu'à les achever avec votre arme préférée, à choisir parmi un arsenal digne de tout bon Resident Evil.
Votre lampe torche vous permet également de révéler des messages laissés à votre attention par ... on ne sait pas qui, appelons la Bla. Cette brave Bla vous laisse donc tantôt un parcours fléché vers des munitions, des soins, du café (d'ailleurs, si quelqu'un a compris à quoi sert le café dans le jeu...), tantôt quelque message important pour trouver votre chemin ou suivre le scénario. Véritablement utile ? Le premier niveau faisant office de tutoriel, on ne saurait vraiment dire !
"Previously..."
En plus de ce gameplay light based, deux autres éléments m'auront bien marqué dans cette présentation: le soucis de montrer toutes les finesses du niveau (les gars étaient plus que rôdés pour leur présentation, un vrai show), et surtout le soin général apporté au montage et à la réalisation. On se croirait dans un épisode de Lost (influence par ailleurs confessée), chaque "niveau" étant même nommé "épisode" (le jeu étant alors une saison): la structure narrative est celle d'une série TV (Chaque "épisode" est composée d'une phase de jour, de la tombée de la nuit et ce qui s'ensuit à base de cauchemards, puis d'un refuge par exemple); chaque épisode commence par un "Previously, on Alan Wake", et finit par un "To be continued..."; il y aura des cliffhanger à foison; les cadrages/mouvements de caméras sont plutôt intelligents (c'est assez rare dans un jeu pour le noter!)... Tout pour contenter les accros aux TV shows !
Néanmoins, une seule fin est prévue; on peut donc s'attendre à un scénario (et un parcours) assez dirigiste. Dixit les développeurs, une bonne partie du scénario est cependant optionnelle, à découvrir à travers les interactions avec les décors, pnj,... (ça rappelle quand même fichtrement le système des cassettes des deux Bioshock, damned)
Bonus !
Dans les infos additionnelles données lors de la conférence de presse, on retient aussi cela:
- Initialement, le jeu était prévu en open world, i.e. que l'on parcours comme bon nous semble. Avec un scénario nécessairement scripté, difficile de maintenir cette ambition;
- Aucune compatibilité avec le système Natal n'est prévu, mais on n'en attendait pas vraiment;
- La difficulté est censé s'adapter au joueur. Difficile de juger sur un seul niveau;
- Si cette season 1 fonctionne bien, une season 2 est envisagée ! Des DLC sont d'ores et déjà prévu, bien que pas encore en chantier;
- En plus de Lost, on retiendra Lynch et Stephen Kings dans les influences notables;
- Une édition collector, sortant le même jour, contiendra en plus du jeu, sa BO et un livre de 140 pages en français retraçant la vie du personnage éponyme: des nouvelles, des interviews, des dossiers du FBI,...);
- Le 16 mars seront diffusés de nouveaux screenshots et un nouveau trailer.
La démo
Après la conf de presse est venu le moment de mettre les mains sur le joujou, et de le stresser un peu.
La démo était celle déjà présenté à l'X10 il y a quelques jours, mais rallongée. Pas de grosse surprise, donc. On a pu tester tout le premier épisode ainsi qu'une scène intervenant plus tard dans le jeu (un passage très... rock'n'roll !), le tout durant entre 1h et 1h30.
Mon impression principale est qu'1h30, c'est trop court pour mesurer la qualité du scénario (point sur lequel ont insisté les gars de Remedy), mais aussi parfois un peu long lorsqu'il faut se perdre dans la forêt à enchaîner les zombis. Heureusement, de bons sursauts et des angles de caméras bien pensés cassent fréquemment cette dernière impression.
Nous n'avons pu voir qu'un seul environnement, la forêt autour de la ville de Bright Falls, mais à la fois de jour et de nuit. Raaaah les lumières... Je vous ai parlé de ces lumières ? Le seul point qui les gachent un peu est cet étrange flou appliqué à tout rayon lumineux, un peu comme si l'on ouvrait les yeux après une nuit pas très reposante.
L'ambiance horrifique, et surtout la plongée dans ces horreurs est prenante et très bien amené, au point de se faire surprendre comme un bleu par de satanés corbeaux zombis, pour ne pas en dire trop non plus.
En 2 mots: Une impression plutôt bonne ! On a hate d'en voir plus !
En plus que 2 mots:
Les plus
- La réalisation (au sens cinématographique) ...
- ... soutenue par une bande son qui va bien; les différents thèmes s'adaptant très bien aux
- La découpe type série télé
- Les fracking beautiful jeux de lumières et leur intégration au gameplay
- Les interactions (on en voit pas mal dans le premier épisode, j'espère que ça continue dans les suivants)
- La salle de la conf de presse, décorée par quelques oiseaux morts et un loup empaillé
Les moins
- On n'a vu qu'un décor (forêt & cailloux): il y en aura d'autres ? Dans la presse, on ne voit pas encore vraiment plus varié :/
- Le kit du scénar à monter soi même, ou le fameux tape hunting;
- Des thermos de café planqués partout dans une forêt à moitié hantée, wtf ?
Bon, maintenant, il va falloir patienter jusqu'au 21 mai...


a
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(Source: FilmGeek) ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[ <p><img class="alignnone" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto; border: 0px initial initial;" title="titre" src="http://filmgeek.fr/wp-content/uploads/2010/03/titre-500x324.jpg" alt="titre" width="500" height="324" /></p>
<p>L'évènement date d'il y a presque une semaine, mais il m'a paru bon de le relayer, avec un certain recul.<br />
C'est cette fois ci grâce à l'agence <strong>Edelman</strong> que nous avons pu nous rendre mercredi dernier dans les très agréables locaux de <strong>Microsoft France </strong>pour assister à une conférence de presse avec deux des développeurs du studio <strong>Remedy</strong>, puis à un essai manettes en main de leur prochain jeu en exclusivité sur <a href="http://filmgeek.fr/tag/xbox-360/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with Xbox 360">Xbox 360</a>, <strong><a href="http://filmgeek.fr/tag/alan-wake/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with Alan Wake">Alan Wake</a></strong>, un des prochains hit en puissance.</p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-3497" title="8" src="http://filmgeek.fr/wp-content/uploads/2010/03/8-500x281.jpg" alt="8" width="500" height="281" /></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Le pitch</span><br />
En manque d'inspiration pour ses romans, <a href="http://filmgeek.fr/tag/alan-wake/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with Alan Wake">Alan Wake</a> et sa femme décident de s'installer quelques temps dans la jolie ville de Bright Falls. Très rapidement, la situation va dégénérer et plonger dans l'horreur et le surnaturel, plus précisément dans l'imaginaire surnaturel de l'auteur, que l'on pourra suivre en vivant l'aventure et en récoltant des pages de manuscrit à travers le jeu. "A story coming true", comme ils disent chez <strong>Remedy</strong>. Joli prétexte pour mettre en place un "semi-survival horror".<span id="more-3469"></span></p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-3499" title="10" src="http://filmgeek.fr/wp-content/uploads/2010/03/10-500x281.jpg" alt="10" width="500" height="281" /></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">La conf de presse : présentation du jeu</span><br />
En seulement 20mn de conférence, Tim et Oz, développeurs chez <strong>Remedy</strong>, ont su nous jeter leur poudre aux yeux, et force est donnée de constater que ça a bien fonctionné: pendant que l'un nous donnait de nombreux détails sur le jeu en général, l'autre parcourait une partie du jeu en live, devant un parterre de bloggeurs et de journalistes spécialisés, repartis impatients de mettre les mains sur une version finale, prévu pour le 21 mai de cette année.<br />
Depuis un an que le jeu est terminé ("jouable du début à la fin"), <strong>Remedy</strong> peaufine son bébé. Les mauvaises langues diront qu'ils ont attendu un meilleur contexte économique pour le sortir. C'est certainement vrai, mais ils ne se sont visiblement pas tournés les pouces pour autant: le niveau montré, une partie de l'intro du jeu, présentent les nombreuses interactions possibles avec les différents décors, le gameplay à la troisième personne, et surtout, ô surtout, les lumières et ombres dynamiques de toute beauté,...</p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-3493" title="4" src="http://filmgeek.fr/wp-content/uploads/2010/03/4-500x281.jpg" alt="4" width="500" height="281" /></p>
<p><script type="text/javascript">// 
//  D(["mb","\u003cbr\u003e\n\u003cbr\u003e\u0026quot;Lights (and shotguns) vs Darkness\u0026quot;\u003cbr\u003eD\u0026#39;ailleurs, en parlant des lumières, ce ne sont pas que des attraits graphiques, mais aussi un élément de gameplay: on combat les \u0026quot;Taken\u0026quot;, ces \u0026quot;zombis\u0026quot; nouvelle génération fait de ténèbres, avec nos lampes torche (et des shotguns heureusement). La lumière les aveugle et leur fait assez mal; il ne reste plus qu\u0026#39;à les achever avec votre arme préférée.\u003cbr\u003e\nVotre lampe torche vous permet également de révéler des messages laissés à votre attention par ... on ne sait pas qui, appelons la Bla. Cette brave Bla vous laisse donc tantôt un parcours fléché vers des munitions, des soins, du café (d\u0026#39;ailleurs, si quelqu\u0026#39;un a compris à quoi sert le café dans le jeu...), ou vous diffuse quelque message important pour trouver votre chemin ou suivre le scénario.\u003cbr\u003e\n\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e\u0026quot;Previously...\u0026quot;\u003cbr\u003eDeux éléments m\u0026#39;auront plus marqué dans cette présentation: le soucis de montrer toutes les finesses du niveau (les gars étaient plus que rôdés pour leur présentation, un vrai show), et surtout le soin général apporté au montage. On se croirait dans un épisode de Lost (influence par ailleurs confessée), chaque \u0026quot;niveau\u0026quot; étant même nommé \u0026quot;épisode\u0026quot;: la structure narrative est celle d\u0026#39;une série TV (avec un vilain raccourci: gradation, climax, final. Ici, représenté par une phase de jour, la tombée de la nuit, la nuit et ses cauchemards, puis trouver un coin en sécurité, par exemple); chaque épisode commence par un \u0026quot;Previously, on <a href="http://filmgeek.fr/tag/alan-wake/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with Alan Wake">Alan Wake</a>\u0026quot;, et finit par un \u0026quot;To be continued...\u0026quot;; il y aura des cliffhanger à foison; les cadrages/mouvements de caméras sont plutôt intelligents (c\u0026#39;est assez rare dans un jeu pour le noter!)... Tout pour contenter les accros aux TV shows !\u003cbr\u003e\nNéanmoins, une seule fin est prévu; on peut donc s\u0026#39;attendre à un scénario (et un parcours) assez dirigiste. Dixit les développeurs, une bonne partie du scénario est cependant optionnelle, à découvrir à travers les interactions avec les décors, pnj,... (ça rappelle quand même fichtrement le système des cassettes des deux Bioshock, damned)",1] );
// ]]></script></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">"Lights (and shotguns) vs Darkness"</span><br />
D'ailleurs, en parlant des lumières, ce ne sont pas que des attraits graphiques, mais aussi l'élément principal du gameplay: on combat les "Taken", ces "zombis" nouvelle génération fait de ténèbres, avec nos lampes torche. Et avec des shotguns. La lumière les aveugle et leur fait assez mal; il ne reste plus qu'à les achever avec votre arme préférée, à choisir parmi un arsenal digne de tout bon <strong>Resident Evil</strong>.<br />
Votre lampe torche vous permet également de révéler des messages laissés à votre attention par ... on ne sait pas qui, appelons la Bla. Cette brave Bla vous laisse donc tantôt un parcours fléché vers des munitions, des soins, du café (d'ailleurs, si quelqu'un a compris à quoi sert le café dans le jeu...), tantôt quelque message important pour trouver votre chemin ou suivre le scénario. Véritablement utile ? Le premier niveau faisant office de tutoriel, on ne saurait vraiment dire !</p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-3503" title="14" src="http://filmgeek.fr/wp-content/uploads/2010/03/14-500x281.jpg" alt="14" width="500" height="281" /></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">"Previously..."</span><br />
En plus de ce gameplay <em>light based</em>, deux autres éléments m'auront bien marqué dans cette présentation: le soucis de montrer toutes les finesses du niveau (les gars étaient plus que rôdés pour leur présentation, un vrai show), et surtout le soin général apporté au montage et à la réalisation. On se croirait dans un épisode de Lost (influence par ailleurs confessée), chaque "niveau" étant même nommé "épisode" (le jeu étant alors une saison): la structure narrative est celle d'une série TV (Chaque "épisode" est composée d'une phase de jour, de la tombée de la nuit et ce qui s'ensuit à base de cauchemards, puis d'un refuge par exemple); chaque épisode commence par un "Previously, on <a href="http://filmgeek.fr/tag/alan-wake/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with Alan Wake">Alan Wake</a>", et finit par un "To be continued..."; il y aura des cliffhanger à foison; les cadrages/mouvements de caméras sont plutôt intelligents (c'est assez rare dans un jeu pour le noter!)... Tout pour contenter les accros aux TV shows !<br />
Néanmoins, une seule fin est prévue; on peut donc s'attendre à un scénario (et un parcours) assez dirigiste. Dixit les développeurs, une bonne partie du scénario est cependant optionnelle, à découvrir à travers les interactions avec les décors, pnj,... (ça rappelle quand même fichtrement le système des cassettes des deux Bioshock, damned)</p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-3491" title="2" src="http://filmgeek.fr/wp-content/uploads/2010/03/2-500x281.jpg" alt="2" width="500" height="281" /></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Bonus !</span><br />
Dans les infos additionnelles données lors de la conférence de presse, on retient aussi cela:<br />
- Initialement, le jeu était prévu en open world, i.e. que l'on parcours comme bon nous semble. Avec un scénario nécessairement scripté, difficile de maintenir cette ambition;<br />
- Aucune compatibilité avec le système Natal n'est prévu, mais on n'en attendait pas vraiment;<br />
- La difficulté est censé s'adapter au joueur. Difficile de juger sur un seul niveau;<br />
- Si cette <em>season 1</em> fonctionne bien, une <em>season 2</em> est envisagée ! Des DLC sont d'ores et déjà prévu, bien que pas encore en chantier;<br />
- En plus de Lost, on retiendra Lynch et Stephen Kings dans les influences notables;<br />
- Une édition collector, sortant le même jour, contiendra en plus du jeu, sa BO et un livre de 140 pages en français retraçant la vie du personnage éponyme: des nouvelles, des interviews, des dossiers du FBI,...);<br />
- Le 16 mars seront diffusés de nouveaux screenshots et un nouveau trailer.</p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-3496" title="7" src="http://filmgeek.fr/wp-content/uploads/2010/03/7-500x281.jpg" alt="7" width="500" height="281" /></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">La démo</span><br />
Après la conf de presse est venu le moment de mettre les mains sur le joujou, et de le stresser un peu.<br />
La démo était celle déjà présenté à l'<strong>X10</strong> il y a quelques jours, mais rallongée. Pas de grosse surprise, donc. On a pu tester tout le premier épisode ainsi qu'une scène intervenant plus tard dans le jeu (un passage très... rock'n'roll !), le tout durant entre 1h et 1h30.<br />
Mon impression principale est qu'1h30, c'est trop court pour mesurer la qualité du scénario (point sur lequel ont insisté les gars de <strong>Remedy</strong>), mais aussi parfois un peu long lorsqu'il faut se perdre dans la forêt à enchaîner les zombis. Heureusement, de bons sursauts et des angles de caméras bien pensés cassent fréquemment cette dernière impression.<br />
Nous n'avons pu voir qu'un seul environnement, la forêt autour de la ville de Bright Falls, mais à la fois de jour et de nuit. Raaaah les lumières... Je vous ai parlé de ces lumières ? Le seul point qui les gachent un peu est cet étrange flou appliqué à tout rayon lumineux, un peu comme si l'on ouvrait les yeux après une nuit pas très reposante.<script type="text/javascript">// 
//  D(["mb","\u003cbr\u003e\nL\u0026#39;ambiance horrifique, et surtout la plongée dans ces horreurs est prenante et très bien amené, au point de prendre ces satanés corbeaux zombis\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e\u003cbr\u003eEn 2 mots\u003cbr\u003eLes plus\u003cbr\u003e- La réalisation (au sens cinématographique), la découpe type série télé\u003cbr\u003e\n- Les fracking beautiful jeux de lumières et leur intégration au gameplay\u003cbr\u003e- Les interactions (on en voit pas mal dans le premier épisode, j\u0026#39;espère que ça continue dans les suivants)\u003cbr\u003e- La salle de la conf de presse, décorée par quelques oiseaux morts et un loup empaillé\u003cbr\u003e\n\u003cbr\u003eLes moins\u003cbr\u003e- On n\u0026#39;a vu qu\u0026#39;un décor (forêt \u0026amp; cailloux): il y en aura d\u0026#39;autres ? Dans la presse, on ne voit pour le moment pas vraiment plus varié\u003cbr\u003e- Le kit du scénar à monter soi même, ou l\u0026#39;art de chasser les cassettes\u003cbr\u003e\n- Des thermos de café planqués partout dans une forêt à moitié hantée, wtf ?\n",0] ); D(["ce"]);
// ]]></script><br />
L'ambiance horrifique, et surtout la plongée dans ces horreurs est prenante et très bien amené, au point de se faire surprendre comme un bleu par de satanés corbeaux zombis, pour ne pas en dire trop non plus.</p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-3504" title="15" src="http://filmgeek.fr/wp-content/uploads/2010/03/15-500x281.jpg" alt="15" width="500" height="281" /></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">En 2 mots</span>: Une impression plutôt bonne ! On a hate d'en voir plus !</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">En plus que 2 mots</span>:<br />
<em> Les plus</em><br />
- La réalisation (au sens cinématographique) ...<br />
- ... soutenue par une bande son qui va bien; les différents thèmes s'adaptant très bien aux<br />
- La découpe type série télé<br />
- Les fracking beautiful jeux de lumières et leur intégration au gameplay<br />
- Les interactions (on en voit pas mal dans le premier épisode, j'espère que ça continue dans les suivants)<br />
- La salle de la conf de presse, décorée par quelques oiseaux morts et un loup empaillé</p>
<p><em>Les moins</em><br />
- On n'a vu qu'un décor (forêt & cailloux): il y en aura d'autres ? Dans la presse, on ne voit pas encore vraiment plus varié :/<br />
- Le kit du scénar à monter soi même, ou le fameux <em>tape hunting</em>;<br />
- Des thermos de café planqués partout dans une forêt à moitié hantée, wtf ?</p>
<p>Bon, maintenant, il va falloir patienter jusqu'au 21 mai...</p>
<div><img class="aligncenter size-medium wp-image-3505" title="16" src="http://filmgeek.fr/wp-content/uploads/2010/03/16-500x281.jpg" alt="16" width="500" height="281" /></div>
<div><img class="aligncenter size-medium wp-image-3500" title="11" src="http://filmgeek.fr/wp-content/uploads/2010/03/11-500x281.jpg" alt="11" width="500" height="281" /></div>
<div><img class="aligncenter size-medium wp-image-3502" title="13" src="http://filmgeek.fr/wp-content/uploads/2010/03/13-500x281.jpg" alt="13" width="500" height="281" /></div>
<div><img class="aligncenter size-medium wp-image-3498" title="9" src="http://filmgeek.fr/wp-content/uploads/2010/03/9-500x281.jpg" alt="9" width="500" height="281" /></div>
<div><img class="aligncenter size-medium wp-image-3494" title="5" src="http://filmgeek.fr/wp-content/uploads/2010/03/5-500x281.jpg" alt="5" width="500" height="281" /></div>
<div><img class="aligncenter size-medium wp-image-3492" title="3" src="http://filmgeek.fr/wp-content/uploads/2010/03/3-500x281.jpg" alt="3" width="500" height="281" /></div>
<div><img class="aligncenter size-medium wp-image-3490" title="1" src="http://filmgeek.fr/wp-content/uploads/2010/03/1-500x281.jpg" alt="1" width="500" height="281" /></div>
<div><img class="aligncenter size-full wp-image-3510" title="6bis" src="http://filmgeek.fr/wp-content/uploads/2010/03/6bis.jpg" alt="6bis" width="500" height="858" /></div>
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<category>Jeux Vidéo</category>
<category>Test</category>
<category>Alan Wake</category>
<category>Preview</category>
<category>Xbox 360</category>
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<pubDate>Wed, 03 Mar 2010 17:01:29 GMT</pubDate>
<dc:creator>Florian Lapôtre alias Zeitgeist</dc:creator>
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<title>[Post] Critique du film La Rafle, de Roselyne Bosch</title>
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<link><![CDATA[http://filmgeek.fr/2010/03/02/critique-du-film-la-rafle-de-roselyne-bosch/]]></link>
<description><![CDATA[Le 21 janvier dernier, j'ai été invitée par Gaumont (merci Pingoo) avec une petite dizaine d'autres blogueurs à aller découvrir La Rafle et sa réalisatrice Roselyne Bosch. J'avais vu la bande-annonce au cinéma et j'avais trouvé l'idée ambitieuse et originale. Avant de voir le film, Roselyne Bosch, qui finalisait le mixage avec son équipe, prit le temps de nous expliquer le sujet de son film : montrer la rafle du Vel' d'Hiv', qui n'avait jamais été abordée au cinéma français. Son choix de départ était de prendre le point de vue d'un enfant qui avait vécu la rafle, le Vel d'Hiv', les camps français, mais qui avait échappé aux camps de la mort. Après des années de recherches auprès des rares survivants, elle trouva celui qu'elle cherchait dans un enregistrement d'émission télé : Joseph Weismann. Il y expliquait qu'il avait pu fuir le camp français juste avant que les autorités ne les envoient dans les camps d'extermination. L'idée de départ de la réalisatrice pouvait se concrétiser et bénéficier de toute la crédibilité d'une histoire vraie. La passion de la réalisatrice pour son projet était très communicative et c'était avec un grand respect et beaucoup de curiosité que je voulais découvrir son film.
Malheureusement, j'ai plus eu les larmes aux yeux en écoutant Roselyne Bosch qu'en regardant La Rafle. Alors oui, c'est toujours gênant d'avouer qu'on a pas aimé un film sur la shoah. En fait, ce n'est pas la première fois que ça arrive. Je n'ai pas aimé La Liste de Schindler et La Vie est Belle. Voilà c'est dit. Certains pourront peut-être penser que je suis un monstre insensible mais à un moment, il faut distinguer Cinéma et Histoire. Et La Rafle, comme tant d'autres films sur le sujet, est en déséquilibre complet entre sa volonté de représenter la terrible Histoire dans toute sa vérité tout en reprenant tous les codes de mises en scène et d'écriture d'une oeuvre de fiction.
Alors oui, il y a des scènes très intéressantes dans La Rafle, parce qu'inédites : le Vel d'Hiv, sublimement reconstitué et le rôle des infirmières françaises (comme Annette, jouée par Mélanie Laurent), des médecins juifs (Dr. Sheinbaum, joué par Jean Reno, excellent dans ce rôle) et des pompiers (notamment le Capitaine Pierret, joué par Thierry Frémond) jusqu'à l'arrivée dans le camp français. Ces deux scènes m'ont captivée et émue, elles m'ont interrogée et m'ont donnée envie d'en apprendre plus. Mais ces deux scènes ne durent tout au plus qu'une demi-heure du film (alors qu'elles en sont pourtant le sujet même).
Le reste n'est que mise en scène clichée et "tire-larmes" alternant scènes intimes et empathiques des familles juives et des Justes et fausses images d'archives d'Hitler avec sa famille (écoutant du Wagner...) et de Pétain et Laval complotant dans leur bureau parisien. Le pire arrivant dans les dernières secondes du film, où je me suis rarement sentie aussi mal à l'aise dans une salle de cinéma : colère, non pas à cause du sujet traité dans le film (je ressens cette colère depuis l'adolescence à travers les livres et les documentaires sur les sujets concernant l'holocauste) mais dans ce choix cinématographique jurant comme une ultime fausse note dans une partition déjà bien hésitante. Pourquoi ? Dans quels buts ? Je ressens encore une grande colère pour ce film qui est passé à côté de quelque chose de grand, se réduisant qualitativement parlant à un téléfilm de France Télévisions. On ressent le travail documentaire de la réalisatrice, mais celui-ci est submergé par les vagues de pathos trop présentes, trop... grand public. Ce que je reproche finalement aussi à La Liste de Schindler et La Vie est Belle. Il y a des choses qu'on ne peut qu'évoquer, pas représenter.
Pourtant, tout comme ses prédécesseurs, je sais que ce film est nécessaire, et que le public se déplacera en masse, notamment les profs accompagnés de collégiens et lycéens. Le devoir de mémoire, que ce soit sous une forme ou une autre, est trop important pour condamner trop durement ce film. Et c'est peut-être tout simplement ça qui me met en colère : qu'on ait encore besoin de faire des films pareils, uniquement pour ne pas "oublier"...
Caro
a
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Avant-première du film Le Concert au théâtre du Châtelet (5) 
(Source: FilmGeek) ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[ <p style="text-align: center;"><a title="la rafle by Asso Pixiel, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/pixiel/4401753081/"><img class="aligncenter" src="http://farm5.static.flickr.com/4056/4401753081_b6d03e3575.jpg" alt="la rafle" width="375" height="500" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le 21 janvier dernier, j'ai été invitée par Gaumont (merci <a href="http://www.pingoo.com/">Pingoo</a>) avec une petite dizaine d'autres blogueurs à aller découvrir <span style="text-decoration: underline;">La Rafle</span> et sa réalisatrice <strong>Roselyne Bosch</strong>. J'avais vu la bande-annonce au cinéma et j'avais trouvé l'idée ambitieuse et originale. Avant de voir le film, <strong>Roselyne Bosch</strong>, qui finalisait le mixage avec son équipe, prit le temps de nous expliquer le sujet de son film : montrer la rafle du Vel' d'Hiv', qui n'avait jamais été abordée au cinéma français. Son choix de départ était de prendre le point de vue d'un enfant qui avait vécu la rafle, le Vel d'Hiv', les camps français, mais qui avait échappé aux camps de la mort. Après des années de recherches auprès des rares survivants, elle trouva celui qu'elle cherchait dans un enregistrement d'émission télé : <strong>Joseph Weismann</strong>. Il y expliquait qu'il avait pu fuir le camp français juste avant que les autorités ne les envoient dans les camps d'extermination. L'idée de départ de la réalisatrice pouvait se concrétiser et bénéficier de toute la crédibilité d'une histoire vraie. La passion de la réalisatrice pour son projet était très communicative et c'était avec un grand respect et beaucoup de curiosité que je voulais découvrir son film.</p>
<p style="text-align: justify;">Malheureusement, j'ai plus eu les larmes aux yeux en écoutant <strong>Roselyne Bosch</strong> qu'en regardant <span style="text-decoration: underline;">La Rafle</span>. Alors oui, c'est toujours gênant d'avouer qu'on a pas aimé un film sur la shoah. En fait, ce n'est pas la première fois que ça arrive. Je n'ai pas aimé <span style="text-decoration: underline;">La Liste de Schindler</span> et <span style="text-decoration: underline;">La Vie est Belle</span>. Voilà c'est dit. Certains pourront peut-être penser que je suis un monstre insensible mais à un moment, il faut distinguer <em>Cinéma</em> et <em>Histoire</em>. Et <strong>La Rafle</strong>, comme tant d'autres films sur le sujet, est en déséquilibre complet entre sa volonté de représenter la terrible Histoire dans toute sa <em>vérité</em> tout en reprenant tous les codes de mises en scène et d'écriture d'une oeuvre de <em>fiction</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors oui, il y a des scènes très intéressantes dans <span style="text-decoration: underline;">La Rafle</span>, parce qu'inédites : le Vel d'Hiv, sublimement reconstitué et le rôle des infirmières françaises (comme Annette, jouée par <a href="http://filmgeek.fr/tag/melanie-laurent/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with Mélanie Laurent">Mélanie Laurent</a>), des médecins juifs (Dr. Sheinbaum, joué par Jean Reno, excellent dans ce rôle) et des pompiers (notamment le Capitaine Pierret, joué par <a href="http://filmgeek.fr/tag/thierry-fremond/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with Thierry Frémond">Thierry Frémond</a>) jusqu'à l'arrivée dans le camp français. Ces deux scènes m'ont captivée et émue, elles m'ont interrogée et m'ont donnée envie d'en apprendre plus. Mais ces deux scènes ne durent tout au plus qu'une demi-heure du film (alors qu'elles en sont pourtant le sujet même).</p>
<p style="text-align: justify;">Le reste n'est que mise en scène clichée et "tire-larmes" alternant scènes intimes et empathiques des familles juives et des Justes et fausses images d'archives d'Hitler avec sa famille (écoutant du Wagner...) et de Pétain et Laval complotant dans leur bureau parisien. Le pire arrivant dans les dernières secondes du film, où je me suis rarement sentie aussi mal à l'aise dans une salle de cinéma : colère, non pas à cause du sujet traité dans le film (je ressens cette colère depuis l'adolescence à travers les livres et les documentaires sur les sujets concernant l'holocauste) mais dans ce choix cinématographique jurant comme une ultime fausse note dans une partition déjà bien hésitante. Pourquoi ? Dans quels buts ? Je ressens encore une grande colère pour ce film qui est passé à côté de quelque chose de grand, se réduisant qualitativement parlant à un téléfilm de France Télévisions. On ressent le travail documentaire de la réalisatrice, mais celui-ci est submergé par les vagues de pathos trop présentes, trop... grand public. Ce que je reproche finalement aussi à <span style="text-decoration: underline;">La Liste de Schindler</span> et <span style="text-decoration: underline;">La Vie est Belle</span>. Il y a des choses qu'on ne peut qu'évoquer, pas représenter.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, tout comme ses prédécesseurs, je sais que ce film est nécessaire, et que le public se déplacera en masse, notamment les profs accompagnés de collégiens et lycéens. Le devoir de mémoire, que ce soit sous une forme ou une autre, est trop important pour condamner trop durement ce film. Et c'est peut-être tout simplement ça qui me met en colère : qu'on ait encore besoin de faire des films pareils, uniquement pour ne pas "oublier"...</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Caro</strong></em></p>
<p>a</p>

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<br />(Source: <a href="http://filmgeek.fr">FilmGeek</a>) ]]></content:encoded>
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<pubDate>Tue, 02 Mar 2010 22:27:41 GMT</pubDate>
<dc:creator>Florian Lapôtre alias Zeitgeist</dc:creator>
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<item>
<title>[Post] Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine S03E25</title>
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<pubDate>Sun, 28 Feb 2010 21:24:40 GMT</pubDate>
<dc:creator>Florian Lapôtre alias Zeitgeist</dc:creator>
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<title>[Post] Critique Shutter Island</title>
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<link><![CDATA[http://filmgeek.fr/2010/02/24/critique-shutter-island/]]></link>
<description><![CDATA[Après quatre longues années, Scorsese revient à la fiction avec l'adaptation de l'oeuvre de Dennis Lehane du même nom. Shutter Island est le nom d'une l'île où a été construit un hôpital psychiatrique afin d'y interner les plus dangereux criminels. Leonardo DiCaprio et Mark Ruffalo, U.S. Marshal de leur situation, s'y rendent pour enquêter sur la mystérieuse disparition d'une patiente.
Ne connaissant pas le livre, la comparaison va être difficile, mais je ne pense pas qu'il soit possible de faire ambiance plus oppressante que celle mise en place par Scorsese. A peine les pieds à l'intérieur de l'enceinte de l'hopital, on se sent autant mal à l'aise que peuvent l'être nos deux Marshal : oppressant, conditions météo des plus difficiles et personnel hospitalier qui nous fait nous interroger sur les vrais buts des médecins présents dans cette institution.
Pour arriver à ça, il y a une réalisation précise et jamais laissée au hasard qu'on connaît de Scorsese ainsi qu'un montage impressionnant, qui met en valeur le casting aux petits oignons. A chaque film, je suis impressionné par les capacités de DiCaprio à rentrer dans ses personnages. Ce n'est pas une nouveauté de dire qu'il est le "De Niro" du 21ème siècle pour Scorsese, mais voir cette histoire se construire depuis 4 films fait que c'est aussi pour ça qu'on aime le cinéma (maintenant il ne tient qu'à lui de ne pas finir aussi sa carrière avec Meet the Fockers 13...).
Ne voulant pas rentrer dans les détails de l'intrigue, qui nécessite au minimum 2-3 visionnage selon Martin, Shutter Island est bien la claque cinématographique qu'on était en droit d'attendre. Et ce qui est bien avec 2010, c'est qu'on devrait avoir pour cette année la deuxième vague Scorsese avec sa série Boardwalk Empire actuellement en production et qui sera diffusée sur HBO.
A voir s'il est aussi bon à la télé qu'au cinéma.
Max
Shutter Island - bande annonce VOST
Edit suite commentaire de MG
a
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(Source: FilmGeek) ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[ <p align="justify"><a href="http://filmgeek.fr/wp-content/uploads/2010/02/image002.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; display: block; float: none; margin-left: auto; border-top: 0px; margin-right: auto; border-right: 0px" title="image002" src="http://filmgeek.fr/wp-content/uploads/2010/02/image002_thumb.jpg" border="0" alt="image002" width="500" height="667" /></a>Après quatre longues années, Scorsese revient à la fiction avec l'adaptation de l'oeuvre de Dennis Lehane du même nom. <strong><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://filmgeek.fr/tag/shutter-island/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with Shutter Island">Shutter Island</a></span></strong> est le nom d'une l'île où a été construit un hôpital psychiatrique afin d'y interner les plus dangereux criminels. Leonardo DiCaprio et <a href="http://filmgeek.fr/tag/mark-ruffalo/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with Mark Ruffalo">Mark Ruffalo</a>, U.S. Marshal de leur situation, s'y rendent pour enquêter sur la mystérieuse disparition d'une patiente.</p>
<p align="justify">Ne connaissant pas le livre, la comparaison va être difficile, mais je ne pense pas qu'il soit possible de faire ambiance plus oppressante que celle mise en place par Scorsese. A peine les pieds à l'intérieur de l'enceinte de l'hopital, on se sent autant mal à l'aise que peuvent l'être nos deux Marshal : oppressant, conditions météo des plus difficiles et personnel hospitalier qui nous fait nous interroger sur les vrais buts des médecins présents dans cette institution.</p>
<p align="justify">Pour arriver à ça, il y a une réalisation précise et jamais laissée au hasard qu'on connaît de Scorsese ainsi qu'un montage impressionnant, qui met en valeur le casting aux petits oignons. A chaque film, je suis impressionné par les capacités de DiCaprio à rentrer dans ses personnages. Ce n'est pas une nouveauté de dire qu'il est le "De Niro" du 21ème siècle pour Scorsese, mais voir cette histoire se construire depuis 4 films fait que c'est aussi pour ça qu'on aime le cinéma (maintenant il ne tient qu'à lui de ne pas finir aussi sa carrière avec Meet the Fockers 13...).</p>
<p align="justify">Ne voulant pas rentrer dans les détails de l'intrigue, <a href="http://twitter.com/Cineblogywood/status/9568270025">qui nécessite au minimum 2-3 visionnage selon Martin</a>, <a href="http://filmgeek.fr/tag/shutter-island/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with Shutter Island">Shutter Island</a> est bien la claque cinématographique qu'on était en droit d'attendre. Et ce qui est bien avec 2010, c'est qu'on devrait avoir pour cette année la deuxième vague Scorsese avec sa série <strong>Boardwalk Empire</strong> actuellement en production et qui sera diffusée sur HBO.</p>
<p align="justify">A voir s'il est aussi bon à la télé qu'au cinéma.</p>
<p align="right"><em><strong>Max</strong></em></p>
<p align="center"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="207" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/xacji4" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="207" src="http://www.dailymotion.com/swf/xacji4" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xacji4_shutter-island-bande-annonce-vost_shortfilms">Shutter Island - bande annonce VOST</a></strong></p>
<p style="text-align: left;">Edit suite commentaire de MG</p>
<p>a</p>

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<br />(Source: <a href="http://filmgeek.fr">FilmGeek</a>) ]]></content:encoded>
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<pubDate>Wed, 24 Feb 2010 20:30:11 GMT</pubDate>
<dc:creator>Florian Lapôtre alias Zeitgeist</dc:creator>
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<title>[Post] A Single Man, un film de Tom Ford</title>
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<link><![CDATA[http://filmgeek.fr/2010/02/24/a-single-man-un-film-de-tom-ford/]]></link>
<description><![CDATA[Aujourd'hui sort en salle la première oeuvre cinématographique de Tom Ford (qui en est à la fois scénariste, réalisateur et producteur). Tom Ford, c'est le couturier texan qui remit sur pied Gucci dans les années 90, donna un souffle nouveau à la maison Yves Saint Laurent dont il fut le directeur artistique au début des années 2000 et qui décida, au sommet de sa gloire de styliste, de se mettre au cinéma.
Tom Ford propose régulièrement pour ses produits des campagnes de pub « porno-chic » parfois censurées car pas toujours du meilleur goût (je vous laisse faire un tour sur google images pour apprécier par vous-même).
A Single Man est l'adaptation d'une nouvelle de Christopher Isherwood, Un Homme au Singulier (en français), publié en 1964, qui traite d'un professeur homosexuel qui ne parvient pas à faire le deuil de son compagnon. Christopher Isherwood est aussi connu pour avoir écrit la nouvelle « Adieu à Berlin » en 1939, que Bob Fosse adapta en 1972 avec son flamboyant Cabaret.
Le film est aussi produit par Chris Weitz (connu entre autres pour American Pie, The Golden Compass, Twilight 2).
On aurait pu s'attendre à ce que tous ces éléments nous offrent un film trivial, frivole, outrancier.
A Single Man est un film sensible, maitrisé, élégant.
Synopsis : Los Angeles, 1962. Depuis qu'il a perdu son compagnon Jim dans un accident, George Falconer, professeur d'université britannique, se sent incapable d'envisager l'avenir. Solitaire malgré le soutien de son amie la belle Charley, elle-même confrontée à ses propres interrogations sur son futur, George essaie sans trop y réussir de vivre «comme avant». Une série d'événements et de rencontres vont l'amener à décider s'il peut y avoir une vie après Jim.
A Single Man est concis dans la durée (à peine 1h30) et pourtant son réalisateur prend le temps de développer tout son univers visuel. Car finalement, dans ce film, tout se joue sur le magnétisme d'attraction et de répulsion des regards. Magnétisme de celui qui ne voit plus qu'à travers ses souvenirs, magnétisme de celle qui ne voit qu'à travers ses rêves d'avenir, magnétisme de celui qui s'ouvre à la vie, magnétisme de celui dont la vie s'est arrêtée si brusquement.
La mise en scène, lente mais sans jamais être lourde, fait la part belle au choix de compositions des plans et des couleurs qui révèlent à chaque instant l'état d'esprit de Georges, de son dégoût pour la vie sans Jim, de ses moments de joie et d'acceptation, de ces petits plaisirs de l'existence qui nous font (re)connaître les bonheurs simples.
Ce premier film à la maitrise formelle sophistiquée aurait pu sombrer dans une superficialité du propos, mais c'était sans compter un récit convaincant qui emporte le spectateur au ressenti des émotions de Georges et de Charley. L'enjeu dramatique est simple, mais c'est dans cette simplicité que nait tout la justesse du discours de Ford et Isherwood.
D'ailleurs, ce film est un écrin pour des acteurs au sommet de leur art : Colin Firth trouve enfin un rôle à sa mesure, lui permettant de déployer une palette d'émotions qui n'avait jamais été réellement révélée chez le britannique et Julianne Moore offre un personnage féminin d'une modernité détonante, dans cette Amérique anxieuse et manichéenne du début des 60's.
Vous l'aurez compris, ce film est d'une puissance rare et évite toute forme de pathos malgré les thèmes de l'amour et du deuil constamment présent. Tom Ford prouve qu'il est déjà un grand maître du cinéma qui a su déjouer, par sa sincérité et sa passion, les pièges d'écriture et de réalisation que connaissent habituellement les cinéastes en herbe.
Lors de leur séjour promo à Paris, Filmgeek et quelques autres bloggeurs ont pu rencontrer Tom Ford, Colin Firth et Julianne Moore grâce à CinéFriends et Mars Distribution. La rencontre fut charmante et pleine d'enthousiasme. Malheureusement, les photos et les vidéos étaient interdites (sauf un cliché que j'ai pu faire trop rapidement à la fin).
Tom Ford a évoqué son parcours dans la mode, et du fait qu'il ne pouvait pas exprimer véritablement son art à travers le stylisme. Se considérant comme un designer commercial, il a rapidement eu envie de trouver une nouvelle forme de création, plus sincère, au cinéma. Ce qu'il y a de plus important pour lui, c'est d'avoir finalement quelque chose à dire, de défendre un point de vue, ce que le cinéma peut offrir. Mais le cinéma et la mode ont le point commun de fabriquer des oeuvres de collaboration. C'est ce que Tom Ford voulait retrouver, le travail en équipe, en atelier.
A propos du récit de Christopher Isherwood, il a expliqué qu'il avait lu la nouvelle quand il avait 20 ans, et qu'il avait toujours su que ce serait son premier film. Il a pu rencontrer Isherwood, connaitre mieux son univers. A 40 ans, il a relu Un Homme au Singulier et a enfin compris toute la dimension spirituelle du roman, notamment dans la notion de vie au présent, du "vivre maintenant". Il se lança alors dans l'aventure cinématographique.
Colin Firth a confié que A Single Man était l'expérience la plus intense qu'il avait connue comme acteur, notamment sur cette façon que le film avait d'expérimenter le présent. Personnellement, il n'est pas un homme à vivre dans le présent, mais plutôt dans l'anticipation, et se mettre dans la peau de George lui a fait prendre conscience sur que ce qu'est "être dans le présent." Mais cela uniquement en jouant le personnage de George, car dans sa vie personnelle, rien n'a vraiment changé, il ne réussi toujours pas à vivre dans le présent (il ajoute même plus tard qu'il est probablement à 200km d'ici à ce moment précis, peut-être à Calais ou déjà en Californie : il a une relation très limitée au présent. Et quand on voit à quelle vitesse il a filé à la fin de l'interview, on le comprend davantage!)
Julianne Moore a donné quelques détails sur la façon dont le tournage s'est déroulé, notamment sur le fait que Tom Ford lui ai laissé beaucoup de liberté pour créer son personnage tout en lui donnant certaines règles dont elle avait besoin. Le point de vue de Tom Ford était important pour elle pour comprendre toute la complexité de Charley. Le plan où elle se maquille est son préféré, car tout est dit sur son personnage.  Ils n'avaient jamais tourné ensemble avec Colin Firth, ni ne s'étaient avant le film vraiment rencontrés (sauf une fois, dans un ascenseur à Toronto), elle a énormément apprécié travailler avec lui, surtout pour la joie de vivre et l'humour qu'il dégageait entre les prises. D'ailleurs Tom Ford avait parfois du mal à gérer la bonne humeur de ses deux acteurs : "Julianne était fantastique sur le tournage. elle pouvait bavarder avec Colin jusqu'au «action !» et immédiatement se retrouver dans son personnage avec son accent britannique."
Il faut savoir aussi que Tom Ford allait sur le tournage en costume, parce que cela fait parti de sa personnalité d'être toujours bien habillé, au grand étonnement de Colin Firth qui en 25 ans de tournage n'avait jamais vu un réalisateur aussi classe lors des tournages. C'est pour Colin Firth probablement une des raisons pour laquelle le monde du cinéma a accueilli Tom Ford avec beaucoup de scepticisme, parce que ce milieu n'est pas habitué à ça. Ce à quoi Tom Ford conclu : "Je suis au fond un peu comme Georges. Si l'extérieur est parfait alors le reste est parfait".
Finalement, dans la mode comme au cinéma, Tom Ford bouleverse les conventions et ça lui va bien... à nous aussi d'ailleurs.
Caro
a
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(Source: FilmGeek) ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[ <p style="text-align: center;"><a title="affiche a single man by Asso Pixiel, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/pixiel/4383941963/"><img class="aligncenter" src="http://farm5.static.flickr.com/4027/4383941963_7981da681b.jpg" alt="affiche a single man" width="375" height="500" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Aujourd'hui</strong> sort en salle la première oeuvre cinématographique de <strong><a href="http://filmgeek.fr/tag/tom-ford/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with Tom Ford">Tom Ford</a> </strong>(qui en est à la fois scénariste, réalisateur et producteur). <strong><a href="http://filmgeek.fr/tag/tom-ford/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with Tom Ford">Tom Ford</a></strong>, c'est le couturier texan qui remit sur pied Gucci dans les années 90, donna un souffle nouveau à la maison Yves Saint Laurent dont il fut le directeur artistique au début des années 2000 et qui décida, au sommet de sa gloire de styliste, de se mettre au cinéma.</p>
<p><strong><a title="tom ford by Asso Pixiel, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/pixiel/4383942007/"><img class="aligncenter" src="http://farm5.static.flickr.com/4056/4383942007_8d8876793f.jpg" alt="tom ford" width="500" height="333" /></a><br />
<a href="http://filmgeek.fr/tag/tom-ford/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with Tom Ford">Tom Ford</a></strong> propose régulièrement pour ses produits des campagnes de pub « porno-chic » parfois censurées car pas toujours du meilleur goût (je vous laisse faire un tour sur <a href="http://images.google.fr/images?um=1&hl=fr&client=firefox-a&rls=org.mozilla%3Afr%3Aofficial&tbs=isch%3A1&sa=1&q=tom+ford+publicit%C3%A9&btnG=Rechercher&aq=f&oq=&start=0" target="_blank">google images</a> pour apprécier par vous-même).</p>
<p style="text-align: left;"><span style="text-decoration: underline;">A Single Man </span>est l'adaptation d'une nouvelle de <strong>Christopher Isherwood, </strong><em>Un Homme au Singulier</em> (en français), publié en 1964, qui traite d'un professeur homosexuel qui ne parvient pas à faire le deuil de son compagnon. Christopher Isherwood est aussi connu pour avoir écrit la nouvelle « <em>Adieu à Berlin </em>» en 1939, que <strong>Bob Fosse</strong> adapta en 1972 avec son flamboyant <span style="text-decoration: underline;">Cabaret</span>.<br />
Le film est aussi produit par <strong>Chris Weitz</strong> (connu entre autres pour <span style="text-decoration: underline;">American Pie</span>, <span style="text-decoration: underline;">The Golden Compass</span>, <span style="text-decoration: underline;">Twilight 2</span>).</p>
<p style="text-align: left;">On aurait pu s'attendre à ce que tous ces éléments nous offrent un film trivial, frivole, outrancier.<span style="text-decoration: underline;"><br />
A Single Man</span> est un film sensible, maitrisé, élégant.<span id="more-3446"></span></p>
<p style="text-align: center;"><a title="a single man 1 by Asso Pixiel, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/pixiel/4383942051/"><img class="aligncenter" src="http://farm5.static.flickr.com/4030/4383942051_aa3d95a461.jpg" alt="a single man 1" width="500" height="375" /></a></p>
<p style="text-align: left;"><em>Synopsis</em> : Los Angeles, 1962. Depuis qu'il a perdu son compagnon Jim dans un accident, George Falconer, professeur d'université britannique, se sent incapable d'envisager l'avenir. Solitaire malgré le soutien de son amie la belle Charley, elle-même confrontée à ses propres interrogations sur son futur, George essaie sans trop y réussir de vivre «comme avant». Une série d'événements et de rencontres vont l'amener à décider s'il peut y avoir une vie après Jim.</p>
<p style="text-align: center;"><a title="a single man 6 by Asso Pixiel, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/pixiel/4384705436/"><img class="aligncenter" src="http://farm3.static.flickr.com/2788/4384705436_d0c8ca313b.jpg" alt="a single man 6" width="500" height="375" /></a></p>
<p style="text-align: left;"><span style="text-decoration: underline;">A Single Man</span> est concis dans la durée (à peine 1h30) et pourtant son réalisateur prend le temps de développer tout son univers visuel. Car finalement, dans ce film, tout se joue sur le magnétisme d'attraction et de répulsion des regards. Magnétisme de celui qui ne voit plus qu'à travers ses souvenirs, magnétisme de celle qui ne voit qu'à travers ses rêves d'avenir, magnétisme de celui qui s'ouvre à la vie, magnétisme de celui dont la vie s'est arrêtée si brusquement.</p>
<p style="text-align: center;"><a title="a single man 7 by Asso Pixiel, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/pixiel/4384705484/"><img class="aligncenter" src="http://farm5.static.flickr.com/4019/4384705484_687017491f.jpg" alt="a single man 7" width="500" height="375" /></a></p>
<p style="text-align: left;">La mise en scène, lente mais sans jamais être lourde, fait la part belle au choix de compositions des plans et des couleurs qui révèlent à chaque instant l'état d'esprit de Georges, de son dégoût pour la vie sans Jim, de ses moments de joie et d'acceptation, de ces petits plaisirs de l'existence qui nous font (re)connaître les bonheurs simples.</p>
<p style="text-align: center;"><a title="a single man 5 by Asso Pixiel, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/pixiel/4384705410/"><img class="aligncenter" src="http://farm3.static.flickr.com/2707/4384705410_907bb3b1cf.jpg" alt="a single man 5" width="500" height="375" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Ce premier film à la maitrise formelle sophistiquée aurait pu sombrer dans une superficialité du propos, mais c'était sans compter un récit convaincant qui emporte le spectateur au ressenti des émotions de Georges et de Charley. L'enjeu dramatique est simple, mais c'est dans cette simplicité que nait tout la justesse du discours de <strong>Ford</strong> et <strong>Isherwood</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><a title="a single man 8 by Asso Pixiel, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/pixiel/4384705534/"><img class="aligncenter" src="http://farm3.static.flickr.com/2721/4384705534_6ac054d88d.jpg" alt="a single man 8" width="500" height="375" /></a></p>
<p style="text-align: left;">D'ailleurs, ce film est un écrin pour des acteurs au sommet de leur art : <strong><a href="http://filmgeek.fr/tag/colin-firth/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with Colin Firth">Colin Firth</a></strong> trouve <span style="text-decoration: underline;">enfin</span> un rôle à sa mesure, lui permettant de déployer une palette d'émotions qui n'avait jamais été réellement révélée chez le britannique et <strong>Julianne Moore</strong> offre un personnage féminin d'une modernité détonante, dans cette Amérique anxieuse et manichéenne du début des 60's.</p>
<p style="text-align: center;"><a title="a single man 4 by Asso Pixiel, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/pixiel/4383942187/"><img class="aligncenter" src="http://farm3.static.flickr.com/2786/4383942187_d17453b399.jpg" alt="a single man 4" width="500" height="375" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Vous l'aurez compris, ce film est d'une puissance rare et évite toute forme de pathos malgré les thèmes de l'amour et du deuil constamment présent. <strong><a href="http://filmgeek.fr/tag/tom-ford/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with Tom Ford">Tom Ford</a></strong> prouve qu'il est déjà un grand maître du cinéma qui a su déjouer, par sa sincérité et sa passion, les pièges d'écriture et de réalisation que connaissent habituellement les cinéastes en herbe.</p>
<p style="text-align: center;"><a title="a single man 2 by Asso Pixiel, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/pixiel/4383942083/"><img class="aligncenter" src="http://farm3.static.flickr.com/2776/4383942083_b0b409a22b.jpg" alt="a single man 2" width="500" height="375" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Lors de leur séjour promo à Paris, <strong>Filmgeek</strong> et quelques autres bloggeurs ont pu rencontrer <strong><a href="http://filmgeek.fr/tag/tom-ford/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with Tom Ford">Tom Ford</a></strong>, <strong><a href="http://filmgeek.fr/tag/colin-firth/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with Colin Firth">Colin Firth</a></strong> et <strong>Julianne Moore</strong> grâce à <strong>CinéFriends</strong> et <strong>Mars Distribution</strong>. La rencontre fut charmante et pleine d'enthousiasme. Malheureusement, les photos et les vidéos étaient interdites (sauf un cliché que j'ai pu faire trop rapidement à la fin).</p>
<p style="text-align: center;"><a title="Conf de Presse A Single Man by Asso Pixiel, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/pixiel/4383942521/"><img class="aligncenter" src="http://farm5.static.flickr.com/4072/4383942521_6d77c40998.jpg" alt="Conf de Presse A Single Man" width="500" height="332" /></a></p>
<p style="text-align: left;"><strong><a href="http://filmgeek.fr/tag/tom-ford/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with Tom Ford">Tom Ford</a></strong> a évoqué son parcours dans la mode, et du fait qu'il ne pouvait pas exprimer véritablement son art à travers le stylisme. Se considérant comme un designer commercial, il a rapidement eu envie de trouver une nouvelle forme de création, plus sincère, au cinéma. Ce qu'il y a de plus important pour lui, c'est d'avoir finalement quelque chose à dire, de défendre un point de vue, ce que le cinéma peut offrir. Mais le cinéma et la mode ont le point commun de fabriquer des oeuvres de collaboration. C'est ce que <a href="http://filmgeek.fr/tag/tom-ford/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with Tom Ford">Tom Ford</a> voulait retrouver, le travail en équipe, en atelier.</p>
<p style="text-align: left;">A propos du récit de <strong>Christopher Isherwood</strong>, il a expliqué qu'il avait lu la nouvelle quand il avait 20 ans, et qu'il avait toujours su que ce serait son premier film. Il a pu rencontrer Isherwood, connaitre mieux son univers. A 40 ans, il a relu <em>Un Homme au Singulier</em> et a enfin compris toute la dimension spirituelle du roman, notamment dans la notion de vie au présent, du "vivre maintenant". Il se lança alors dans l'aventure cinématographique.</p>
<p style="text-align: left;"><strong><a href="http://filmgeek.fr/tag/colin-firth/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with Colin Firth">Colin Firth</a> </strong>a confié que<span style="text-decoration: underline;"> A Single Man</span> était l'expérience la plus intense qu'il avait connue comme acteur, notamment sur cette façon que le film avait d'expérimenter le présent. Personnellement, il n'est pas un homme à vivre dans le présent, mais plutôt dans l'anticipation, et se mettre dans la peau de George lui a fait prendre conscience sur que ce qu'est "être dans le présent." Mais cela uniquement en jouant le personnage de George, car dans sa vie personnelle, rien n'a vraiment changé, il ne réussi toujours pas à vivre dans le présent (il ajoute même plus tard qu'il est probablement à 200km d'ici à ce moment précis, peut-être à Calais ou déjà en Californie : il a une relation très limitée au présent. Et quand on voit à quelle vitesse il a filé à la fin de l'interview, on le comprend davantage!)</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Julianne Moore</strong> a donné quelques détails sur la façon dont le tournage s'est déroulé, notamment sur le fait que <a href="http://filmgeek.fr/tag/tom-ford/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with Tom Ford">Tom Ford</a> lui ai laissé beaucoup de liberté pour créer son personnage tout en lui donnant certaines règles dont elle avait besoin. Le point de vue de <a href="http://filmgeek.fr/tag/tom-ford/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with Tom Ford">Tom Ford</a> était important pour elle pour comprendre toute la complexité de Charley. Le plan où elle se maquille est son préféré, car tout est dit sur son personnage.  Ils n'avaient jamais tourné ensemble avec <strong><a href="http://filmgeek.fr/tag/colin-firth/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with Colin Firth">Colin Firth</a></strong>, ni ne s'étaient avant le film vraiment rencontrés (sauf une fois, dans un ascenseur à Toronto), elle a énormément apprécié travailler avec lui, surtout pour la joie de vivre et l'humour qu'il dégageait entre les prises. D'ailleurs <strong><a href="http://filmgeek.fr/tag/tom-ford/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with Tom Ford">Tom Ford</a></strong> avait parfois du mal à gérer la bonne humeur de ses deux acteurs : <em>"Julianne était fantastique sur le tournage. elle pouvait bavarder avec Colin jusqu'au «action !» et immédiatement se retrouver dans son personnage avec son accent britannique."</em></p>
<p style="text-align: center;"><a title="a single man 3 by Asso Pixiel, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/pixiel/4384705308/"><img class="aligncenter" src="http://farm5.static.flickr.com/4019/4384705308_9049d8ce71.jpg" alt="a single man 3" width="500" height="375" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Il faut savoir aussi que <strong><a href="http://filmgeek.fr/tag/tom-ford/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with Tom Ford">Tom Ford</a></strong> allait sur le tournage en costume, parce que cela fait parti de sa personnalité d'être toujours bien habillé, au grand étonnement de <strong><a href="http://filmgeek.fr/tag/colin-firth/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with Colin Firth">Colin Firth</a></strong> qui en 25 ans de tournage n'avait jamais vu un réalisateur aussi classe lors des tournages. C'est pour<strong> <a href="http://filmgeek.fr/tag/colin-firth/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with Colin Firth">Colin Firth</a></strong> probablement une des raisons pour laquelle le monde du cinéma a accueilli <a href="http://filmgeek.fr/tag/tom-ford/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with Tom Ford">Tom Ford</a> avec beaucoup de scepticisme, parce que ce milieu n'est pas habitué à ça. Ce à quoi <a href="http://filmgeek.fr/tag/tom-ford/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with Tom Ford">Tom Ford</a> conclu : "<em>Je suis au fond un peu comme Georges. Si l'extérieur est parfait alors le reste est parfai</em>t".</p>
<p style="text-align: left;">Finalement, dans la mode comme au cinéma, <a href="http://filmgeek.fr/tag/tom-ford/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with Tom Ford">Tom Ford</a> bouleverse les conventions et ça lui va bien... à nous aussi d'ailleurs.</p>
<p style="text-align: right;"><em><strong>Caro</strong></em></p>
<p>a</p>

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<br />(Source: <a href="http://filmgeek.fr">FilmGeek</a>) ]]></content:encoded>
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<category>Julianne Moore</category>
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<pubDate>Wed, 24 Feb 2010 11:20:22 GMT</pubDate>
<dc:creator>Florian Lapôtre alias Zeitgeist</dc:creator>
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<title>[Post] Photos des films Greenberg, Nowhere Boy, Neds, Encore Un Baiser +BONUS</title>
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<link><![CDATA[http://filmgeek.fr/2010/02/22/photos-de-greenberg-nowhere-boy-neds/]]></link>
<description><![CDATA[Voici les première photos officielles des films Greenberg, Nowhere Boy, Neds et Encore Un Baiser.
Greenberg de Noah Baumbach avec Ben Stiller, Amy Adams et Rhys Ifans qui doit sortir le 28 avril 2010 :
Les autres films ne sont pas encore datés mais titillent déjà notre curiosité !
Nowhere Boy de Sam Taylor-Wood avec Aaron Johnson, Kristin Scott Thomas et Anne-Marie Duff :
Neds de Peter Mullan :
Encore un baiser (Baciami) de Gabriele Muccino avec Stefano Accorsi, Vittoria Puccini, Claudio Santamaria.
Et en bonus, l'affiche de L'épine dans le coeur, le prochain film très attendu de Michel Gondry qui revient au documentaire après le très bon Dave Chappelle's Block Party :
a 
(Source: FilmGeek) ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[ <p>Voici les première photos officielles des films <strong><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://filmgeek.fr/tag/greenberg/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with Greenberg">Greenberg</a></span></strong>, <strong><span style="text-decoration: underline;">Nowhere Boy</span></strong>, <strong><span style="text-decoration: underline;">Neds</span></strong> et <strong><span style="text-decoration: underline;">Encore Un Baiser</span></strong>.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://filmgeek.fr/tag/greenberg/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with Greenberg">Greenberg</a></span></strong> de Noah Baumbach avec<strong> Ben Stiller</strong>, <strong>Amy Adams</strong> et <strong>Rhys Ifans</strong> qui doit sortir le 28 avril 2010 :</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://filmgeek.fr/wp-content/uploads/2010/02/Greenberg.jpg"><img class="size-medium wp-image-3440 aligncenter" title="Greenberg" src="http://filmgeek.fr/wp-content/uploads/2010/02/Greenberg-500x332.jpg" alt="Greenberg" width="500" height="332" /></a></p>
<p>Les autres films ne sont pas encore datés mais titillent déjà notre curiosité ! <img src='http://filmgeek.fr/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Nowhere Boy</strong></span> de Sam Taylor-Wood avec Aaron Johnson, Kristin Scott Thomas et Anne-Marie Duff :</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://filmgeek.fr/wp-content/uploads/2010/02/Nowhere-Boy.jpg"><img class="size-medium wp-image-3442 aligncenter" title="Nowhere Boy" src="http://filmgeek.fr/wp-content/uploads/2010/02/Nowhere-Boy-500x332.jpg" alt="Nowhere Boy" width="500" height="332" /></a></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Neds</span></strong> de Peter Mullan :</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://filmgeek.fr/wp-content/uploads/2010/02/Neds-Canta-and-John.jpg"><img class="size-medium wp-image-3441 aligncenter" title="Neds - Canta and John" src="http://filmgeek.fr/wp-content/uploads/2010/02/Neds-Canta-and-John-500x281.jpg" alt="Neds - Canta and John" width="500" height="281" /></a></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Encore un baiser</span></strong> (Baciami) de Gabriele Muccino avec Stefano Accorsi, Vittoria Puccini, Claudio Santamaria.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://filmgeek.fr/wp-content/uploads/2010/02/Encore-un-baiser.jpg"><img class="size-medium wp-image-3439 aligncenter" title="Encore un baiser" src="http://filmgeek.fr/wp-content/uploads/2010/02/Encore-un-baiser-500x333.jpg" alt="Encore un baiser" width="500" height="333" /></a></p>
<p>Et en bonus, l'affiche de <strong><span style="text-decoration: underline;">L'épine dans le coeur</span></strong>, le prochain film très attendu de Michel Gondry qui revient au documentaire après le très bon <strong><span style="text-decoration: underline;">Dave Chappelle's Block Party</span></strong> :</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://filmgeek.fr/wp-content/uploads/2010/02/EPINE-DANS-LE-COEUR_1201-1.jpg"><img class="size-large wp-image-3443 aligncenter" title="EPINE DANS LE COEUR" src="http://filmgeek.fr/wp-content/uploads/2010/02/EPINE-DANS-LE-COEUR_1201-1-752x1024.jpg" alt="EPINE DANS LE COEUR" width="500" /></a></p>
<p>a</p>
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<br />(Source: <a href="http://filmgeek.fr">FilmGeek</a>) ]]></content:encoded>
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<category>Encore Un Baiser</category>
<category>Greenberg</category>
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<pubDate>Mon, 22 Feb 2010 18:16:03 GMT</pubDate>
<dc:creator>Florian Lapôtre alias Zeitgeist</dc:creator>
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<title>[Post] Charlie Chaplin in colors</title>
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<link><![CDATA[http://digg.com/celebrity/Charlie_Chaplin_in_colors]]></link>
<description><![CDATA[Rediscover Charlot in color! 
(Source: digg / rnzeitgeist / history / submissions) ]]></description>
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<br />(Source: <a href="http://digg.com/users/rnzeitgeist/history/submissions">digg / rnzeitgeist / history / submissions</a>) ]]></content:encoded>
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<pubDate>Thu, 20 Aug 2009 20:57:23 GMT</pubDate>
<dc:creator>Florian Lapôtre alias Zeitgeist</dc:creator>
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<title>[Favorite] NVDRS Tape by Stefano Pertegato. Massimiliano Rampoldi, Eloisa Tolu ...</title>
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<description><![CDATA[Source: Delicious/zeitgeist_ ]]></description>
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<pubDate>Sun, 01 Mar 2009 01:58:28 GMT</pubDate>
<dc:creator>Florian Lapôtre alias Zeitgeist</dc:creator>
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<title>[Favorite] Lastminute Auction - Bargain Hunter - Online Auctions</title>
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<pubDate>Sat, 08 Nov 2008 01:01:34 GMT</pubDate>
<dc:creator>Florian Lapôtre alias Zeitgeist</dc:creator>
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<title>[Favorite] Vador adore le pain grillé - Gizmodo - Tant d'amour pour ces fabuleux nouveaux gadgets, c'est surnaturel.</title>
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<pubDate>Thu, 06 Nov 2008 17:10:46 GMT</pubDate>
<dc:creator>Florian Lapôtre alias Zeitgeist</dc:creator>
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<title>[Favorite] Qkin - Pligg</title>
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<pubDate>Sat, 25 Oct 2008 22:58:30 GMT</pubDate>
<dc:creator>Florian Lapôtre alias Zeitgeist</dc:creator>
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<title>[Favorite] DECAPSULEUR COMPTEUR</title>
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<pubDate>Thu, 09 Oct 2008 21:05:20 GMT</pubDate>
<dc:creator>Florian Lapôtre alias Zeitgeist</dc:creator>
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<title>[Favorite] Bullet Ice Cube Tray - AK Ice Tray, AK 47, AK47, AK 47 Gun, AK 47 ...</title>
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<pubDate>Wed, 08 Oct 2008 20:07:12 GMT</pubDate>
<dc:creator>Florian Lapôtre alias Zeitgeist</dc:creator>
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<title>[Favorite] Ginger Anyhow: Text Messages</title>
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<pubDate>Fri, 26 Sep 2008 10:59:32 GMT</pubDate>
<dc:creator>Florian Lapôtre alias Zeitgeist</dc:creator>
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<title>[Favorite] 50+ Thèmes Magazine Wordpress Gratuits | BlogMastering.info</title>
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<pubDate>Mon, 22 Sep 2008 23:41:13 GMT</pubDate>
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<title>[Favorite] WordPress Developer's Toolbox | Developer's Toolbox | Smashing Magazine</title>
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<pubDate>Mon, 22 Sep 2008 23:37:11 GMT</pubDate>
<dc:creator>Florian Lapôtre alias Zeitgeist</dc:creator>
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